Invitée d’honneur du premier salon TER’ECO, organisé les 28 et 29 octobre à La Réunion, Mayotte entend développer ses relations économiques avec les territoires voisins. Présent à cette rencontre, Charaffoudine Mohamed Ramadani Toto, président d’Interco 976 et de la CCPT, a défendu une coopération durable pour accompagner la reconstruction du territoire. Un sujet de notre partenaire France Mayotte Matin.
Mayotte était à l’honneur, mercredi 28 octobre, pour l’ouverture du salon TER’ECO. Parmi les élus présents, Charaffoudine Mohamed Ramadani Toto, président d’Interco 976 et de la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT), est venu défendre les intérêts des collectivités mahoraises face aux défis de la reconstruction.
Organisée par EventGo et la Nordev, cette première édition du Salon des collectivités des Outre-mer et des entreprises rassemble pendant deux jours élus, entreprises et institutions. Plus de 150 exposants et intervenants, ainsi qu’environ 1 000 décideurs, étaient attendus pour échanger sur les investissements et le développement des territoires ultramarins.
Pour l’élu, la reconstruction de Mayotte ne peut se limiter aux moyens mobilisés après le cyclone Chido. Les liens avec La Réunion et les autres territoires de l’océan Indien doivent déboucher sur des collaborations économiques concrètes. Il appelle à passer « d’une solidarité de crise à une véritable coopération de développement », en misant sur les compétences de chacun. Lors d’une première conférence consacrée à la commande publique, il a insisté sur les obstacles qui freinent les investissements des collectivités. Des difficultés particulièrement sensibles à Mayotte, où les besoins de reconstruction sont considérables. Pour éviter que les chantiers ne s’enlisent, il défend « une programmation rigoureuse des investissements » et une meilleure anticipation des besoins. Le renforcement de l’ingénierie territoriale et l’accès aux financements figurent également parmi ses préoccupations.
Lors d’une seconde conférence sur le foncier et l’aménagement dans les Outre-mer, il a abordé une autre difficulté majeure pour Mayotte : le manque de terrains disponibles. Aux côtés d’Interco Outre-mer et de l’Association nationale des élus du littoral (ANEL), il a plaidé pour des règles d’aménagement adaptées aux réalités ultramarines, notamment en ce qui concerne la loi Littoral. Les collectivités doivent en effet trouver des terrains pour construire des logements et des équipements publics, tout en tenant compte des risques naturels et des contraintes environnementales. À Mayotte, les destructions provoquées par Chido ont encore accentué cette pression.
À travers sa participation à TER’ECO, le président d’Interco 976 entend faire entendre les difficultés des collectivités mahoraises et défendre leur place dans les futurs partenariats économiques régionaux.
Anthony Maltret pour France Mayotte Matin

