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Les Ministres Sylvie Retailleau et Philippe Vigier lancent l’Initiative pour le développement de la recherche dans les îles Éparses et le Programme de recherche France 2030 "Résilience au changement climatique »

Le lancement institutionnel de l’Initiative pour la recherche dans les Iles Eparses et du Programme « Résilience au changement climatique » ont été lancé ce mardi 19 décembre au Ministère des Outre-mer par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau et le Ministre délégué aux Outre-mer Philippe Vigier.



Sous l’impulsion du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministère chargé des Outre-Mer, les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), l’Office Français de la Biodiversité (OFB), l’Agence Française de Développement (AFD) et six établissements scientifiques - le CNRS, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’Université de La Réunion (UR), le Centre Universitaire de Formation et de Recherche de Mayotte (CUFR) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – s’engagent pour le développement de la recherche scientifique dans les îles Éparses à travers la signature d’une première feuille de route commune pour la période 2022-2026.

Co-pilotée par les Terres australes et antarctiques françaises et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Feuille de route 2022-2026 a pour objectif de soutenir l’intégration des îles Éparses dans des programmes de recherche structurants à l’échelle du bassin, portant sur des enjeux partagés et dans un cadre de coopération régionale. «Cette initiative qui associe l'excellence de la connaissance scientifique avec l'excellence de la connaissance territoriale à fort intérêt écologique, vise à apporter un cadre structurant, ambitieux à la poursuite de la recherche dans ces îles Éparses» a précisé la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau. 

 

«Cette initiative contribue à faire rayonner l'excellence de la recherche française.Les îles Eparses offrent un potentiel unique pour le développement de la recherche dans de nombreux domaines par l'amplitude géographique du territoire, l'importance de la diversité biologique préservée, un site de référence pour la recherche du vivant» a indiqué Philippe Vigier, le Ministre délégué aux Outre-mer. 

La feuille de route oriente les moyens pour soutenir des programmes de recherche dont les axes prioritaires sont les suivants : les suivis environnementaux et les observatoires des changements globaux ; l’étude de la structuration et de la connectivité des écosystèmes des îles Éparses à l’échelle régionale ; et la caractérisation des pressions et de leur évolution pour mieux protéger les territoires vulnérables.Elle rappelle également des principes fondamentaux d’encadrement des activités de recherche qui permettront d’assurer leur compatibilité avec les enjeux de conservation des espèces et des écosystèmes remarquables, protégés et vulnérables, qu’abritent les îles Éparses.

Le programme de recherche France 2030 « Résilience au changement climatique » (PEPR BRIDGES) également lancé

A travers ce document, les parties signataires et les partenaires de l’Initiative se sont engagés à mobiliser des outils spécifiques de financement pour soutenir et dynamiser une recherche mieux coordonnée dans cette zone du sud-ouest de l’océan Indien. Parmi ces outils figurent le programme de recherche France 2030 « Résilience au changement climatique » (PEPR BRIDGES). 

Financé par France 2030, ce nouveau programme de recherche (PEPR) lancé ce 19 décembre 2023, vise à comprendre comment une gestion spatialisée des socio-écosystèmes de la région (par ex. via des réseaux d’aires marines protégées ou des outils de gestion par zone) permettrait une meilleure préservation de la biodiversité et une exploitation plus juste et durable des ressources marines dans le cadre d’une adaptation accrue aux changements globaux (climatiques, anthropiques, marchés). Co-porté par le CNRS, l’IRD et l’Ifremer, il bénéficie d’un budget de 28,31 M€ sur 10 ans destiné à structurer et renforcer les équipes de recherche dans la région. Il réunit huit autres partenaires : les Terres australes et antarctiques françaises, Météo-France, le CUFR de Mayotte, l’Université de La Réunion, le Centre d'Étude Stratégique de la Marine, le Réseau des Universités Marines, l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques, le Muséum National d'Histoire Naturelle.

«Le PEPR Bridge doit relever plusieurs défis : celui de la connaissance et la mobilisation de l'ensemble des acteurs nationaux, de la mobilisation de la communauté internationale. Les perspectives de recherche ne manquent pas. Il est à parier que l'initiative de développement de recherche et ce PEPR Bridge soient sources de nouvelles connaissances scientifiques, de publications de haut niveau, de partenariats fructueux tant nationaux qu' internationaux», a poursuivi la ministre Sylvie Retailleau 

D'autres outils mis en place  : un appel à projets régional, SIOMPA 2023, mobilisant l’ANR et l’AFD aux côté d’autres agences de financement des pays de la zone (Afrique du Sud, Kenya, Tanzanie, Mozambique), portant sur la connectivité écologique pour maximiser la conservation de la biodiversité entre les Aires marines protégées du Sud-ouest de l'Océan. Il y a également le projet MARIO, proposé dans le cadre de l’instrument PTOM océan Indien (ex- Fonds européen de développement régional océan Indien) qui portera sur la « Préservation des écosystèmes marins et la gestion durable des ressources naturelles du sud-ouest de l’océan Indien ». Ce projet, porté par les Terres australes et antarctiques françaises, bénéficiera d’un budget total de 4 M€ sur la période 2024-2027. Il inclura en particulier un volet sur la connaissance des écosystèmes et ressources halieutiques associées aux monts sous-marins et pentes externes des îles du canal du Mozambique ainsi qu’un volet visant à mieux caractériser les effets des changements globaux sur les écosystèmes marins.

«A travers ces initiatives et les efforts coordonnés de soutien à la recherche dans la zone, l’ensemble des partenaires partagent la volonté de faciliter l’intégration des îles Éparses comme site d’étude régional, et de structurer des partenariats scientifiques et techniques autour de projets permettant de mieux répondre aux défis environnementaux et sociétaux à venir dans le sud-ouest de l’océan Indien» conclut le communiqué du Gouvernement.