Le préfet de La Réunion, le maire de Sainte-Suzanne et le directeur régional des finances publiques ont signé jeudi 29 octobre 2026 un contrat de redressement Outre-mer (COROM) pour la période 2026-2028. L’État mobilisera 2,7 millions d’euros sur trois ans, soit 900.000 euros par an, pour soutenir les efforts engagés par la commune afin de rétablir durablement sa situation financière.
Sainte-Suzanne devient la troisième commune de La Réunion à bénéficier de ce dispositif, après Saint-Benoît et Sainte-Marie. Selon la préfecture, cette signature est une réponse en faveur des collectivités réunionnaises confrontées à des difficultés budgétaires.
Le COROM est un dispositif d’accompagnement des collectivités ultramarines confrontées à des difficultés financières, reposant sur un diagnostic partagé de la situation budgétaire et sur la définition par la commune d’une trajectoire de redressement.
Pour Sainte-Suzanne, plusieurs mois de travail et de concertation ont réuni la commune, les services de la préfecture, la direction régionale des finances publiques, les administrations centrales, la caisse générale de sécurité sociale, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD). Ces échanges ont permis d’élaborer une trajectoire financière reposant sur des engagements précis et des objectifs mesurables.
La commune a fait le choix de concentrer ses efforts sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration des recettes, afin de rétablir progressivement ses équilibres financiers et de renforcer durablement sa capacité à gérer son budget.
En contrepartie du soutien de l’État, la commune s’engage à mettre en œuvre des mesures structurelles destinées à améliorer sa gestion budgétaire et comptable, à mieux maîtriser ses dépenses, à optimiser ses recettes et à réduire ses délais de paiement. Ces engagements portent également sur l’élaboration d’un programme pluriannuel d’investissement réaliste, l’apurement des dettes et une gestion rigoureuse des ressources humaines.
La mise en œuvre du COROM fera l’objet d’un suivi régulier par un comité local associant les services de l’État, la commune et les partenaires du dispositif, notamment l’assistance technique.

