Les vols Air France et Corsair de Paris à l’océan Indien, notamment La Réunion, l’île Maurice ou Madagascar, ont évité le survol de la Mer Rouge ce weekend, en raison des attaques Houthis sur l’Arabie Saoudites qui se sont multipliées ces derniers jours.
Les compagnies Air France et Corsair ont modifié leurs itinéraires entre Paris et les destinations de l’océan Indien, dont La Réunion, l’île Maurice et Madagascar.
Pour ses vols du 8 au 11 octobre, la compagnie nationale a survolé le continent africain, depuis l’Algérie au Kenya ou la Tanzanie, pour rejoindre Saint-Denis de La Réunion, Port-Louis et Antananarivo, depuis Paris Charles-de-Gaulle. Un itinéraire similaire pour Corsair qui a emprunté le ciel africain pour son vol du samedi 10 octobre. Selon le site Air Plus News, ce changement d’itinéraire entraîne un allongement du temps de vol de 30 minutes.
Habituellement, les compagnies qui desservent l’océan Indien traversent la Méditerranée puis la Mer Rouge, entre l’Égypte et l’Arabie Saoudite. Mais les attaques des rebelles Houthis sur l’Arabie Saoudite samedi et dimanche ont eu des conséquences considérables sur le trafic aérien.
L’aéroport de Riyad a notamment été touché par des missiles, samedi puis dimanche, faisant près d’une quinzaine de victimes et plus de 300 blessés. Les Houthis ont également ciblé des infrastructures énergétiques saoudiennes, dont deux sites d’Aramco, ainsi que l'aéroport international de Dammam.
De son côté, la compagnie réunionnaise Air Austral, qui opère ce lundi soir deux vols depuis Paris CDG vers La Réunion, maintient son itinéraire habituel par la Mer Rouge, en accord avec le Pôle analyse du risque de l’Aviation civile. La compagnie se dit toutefois prête en cas de changement d’itinéraire, a-t-elle assuré à Outremers360.
« Face aux tensions au Moyen-Orient, French bee maintient une vigilance quotidienne concernant ses vols à destination et au départ de La Réunion » a assuré la compagnie du groupe Dubreuil, également contactée par Outremers360. Comme Air Austral, French bee « maintient son itinéraire au-dessus de la mer Rouge, à l’instar de la majorité des compagnies aériennes opérant dans la région ».

« En cas d’évolution de la situation, la compagnie adaptera immédiatement ses opérations » assure la compagnie, également « en contact permanent avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ainsi qu’avec les services de l’État afin de s’assurer du plus haut niveau de sécurité de ses opérations ».

