Les douanes Antilles-Guyane renforcent leurs moyens de lutte contre le narcotrafic avec deux bateaux intercepteurs ultrarapides commandés l’an dernier et réceptionnés ces jours-ci chez nous. Selon le journal spécialisé Le Marin, ces embarcations très puissantes peuvent atteindre des vitesses vertigineuses en pleine mer lors de poursuites. Un sujet de notre partenaire RCI.
Le constructeur français "Sillinger" vient de remettre, il y a une quinzaine de jours, deux nouvelles unités haute performance à la Direction interrégionale des douanes Antilles-Guyane. Ces embarcations semi-rigides, spécialement conçues pour les missions en mer, affichent des capacités de vitesse particulièrement impressionnantes, avec une pointe annoncée à 68 nœuds, soit près de 125 km/h.
Long de 12 mètres et aménagé pour accueillir huit personnes, l’un des modèles livrés, le DF 295, dispose d’une motorisation particulièrement musclée. Il est équipé de quatre moteurs hors-bord V6 développant chacun 450 chevaux. Une puissance qui lui permet d’atteindre des performances extrêmes et de prendre en chasse les embarcations suspectées de transporter de la drogue ou des armes.
Des pointes à 125 km/h
Cette acquisition s'inscrit dans le cadre du renforcement des surveillances maritimes dans notre zone. L'année dernière, la Direction nationale garde-côtes des douanes avait ainsi sollicité ce chantier naval spécialisé, "Sillinger", pour la construction de ces deux unités.
Leur mission sera notamment d'assurer des opérations d'interception au large de la Guadeloupe et de la Martinique. Face à des réseaux de narcotrafiquants disposant de moyens logistiques et financiers toujours plus importants, les services douaniers doivent en effet adapter leurs capacités d'intervention, en lien avec la Marine nationale, également mobilisée.
Rinsy Xieng pour RCI

