Hervé Mariton, Président de la FEDOM, répond à Sébastien Lecornu sur la problématique de l’adaptation des aides économiques d’urgence Outre-mer

Hervé Mariton, Président de la FEDOM, répond à Sébastien Lecornu sur la problématique de l’adaptation des aides économiques d’urgence Outre-mer

En réponse au courrier du ministre des Outre-mer en date du 26 août, relatif à l'adaptation des aides économiques en Outre-mer, Hervé Mariton, Président de la Fedom, a écrit à Sébastien Lecornu pour plaider en faveur des entreprises ultramarines et de certains secteurs d'activités lourdement impactés par la crise covid. Il demande une meilleure adaptation des mesures économiques et fait des propositions.

Au regard de gravité de situation actuelle marquée par la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 19 novembre 2021 et du maintien de très fortes mesures de restrictions administratives, Hervé Mariton rappelle dans son courrier au ministre des Outre-mer que les secteurs d’activité les plus structurants des territoires sont aujourd’hui à l’arrêt ; d’autres sont lourdement impactés. En outre, les entreprises ultramarines doivent faire face, conséquence indirecte de la pandémie, à une hausse massive des coûts du fret et des matières premières, impactant lourdement leur trésorerie.

Une telle situation de tension, de nature à freiner considérablement le développement de nombreuses entreprises, voire de compromettre leur viabilité et l’emploi, n’est pas observée sur le territoire hexagonal selon la Fedom.   

Hervé Mariton dans son dernier édito de la lettre hebdomadaire de la Fedom, indique que la réponse du ministre des Outre-mer « est, à ce stade, très décevante ». Les éléments techniques contenus dans l’annexe au courrier de Sébastien Lecornu, même s’ils apportent quelques éléments utiles, sont loin de donner les réponses nécessaires aux interrogations portées par les milieux économiques quant au renforcement et à la meilleure adaptation nécessaires des aides économiques outre-mer précise-t-il. La FEDOM a reformulé donc en annexe de son courrier de réponse un certain nombre d’analyses et de propositions pour justifier ses demandes.

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Cette meilleure adaptation des dispositifs de soutien se présente comme un préalable indispensable à la relance de l’activité économique et à la préservation des entreprises ultramarines. « De toute évidence, les chefs d’entreprises ne prennent pas plaisir à demander des aides et souhaitent au-delà de tout retrouver de l’activité. Mais ils y sont contraints afin de pouvoir rebondir, se projeter et investir. Par ailleurs, conscients que la vaccination reste la meilleure arme pour permettre de rétablir les conditions de l’ouverture de nos économies, je tiens à souligner que l’immense majorité d’entre eux se mobilise en ce sens » rappelle Hervé Mariton.