Le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a annoncé le lancement, avec l’Espagne et le Portugal, d’une coalition « pour affirmer l’importance des régions ultrapériphériques pour l’Union européenne ».
« Les régions ultrapériphériques sont des territoires situés loin du continent européen » mais « ces territoires font pleinement partie de l’Union européenne », rappelle le ministre. Pour la France, il s’agit de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin ; pour l’Espagne, les Canaries ; et pour le Portugal, les Açores et Madère.
Les trois pays entendent « rappeler et promouvoir l’importance de la pleine prise en compte de ces territoires par les institutions européennes à l’heure de la révision de la stratégie de l’UE pour les régions ultrapériphériques, de la préparation d’un paquet de simplification omnibus et des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) ». Nerf de la guerre : les futurs budgets de l’Europe pour ces territoires, que ces derniers craignent à la baisse, sans prise en compte de leurs spécificités.
« L’enjeu est à la fois de définir l’avenir de l’approche politique de l’UE à l’égard des RUP, de simplifier l’application du droit de l’UE aux réalités spécifiques de ces territoires pour donner pleinement effet à l’article 349 du TFUE et de fournir un niveau de financement adéquat à ces régions, afin d’améliorer leur intégration dans le marché commun » explique le Ministère. « Ces initiatives garantiront la pleine efficacité des politiques de l'UE et renforceront la contribution des RUP aux priorités européennes ».
La France, l’Espagne et le Portugal ont dit « partager un objectif commun » d’adaptation du processus législatif de l’Union pour renforcer le « réflexe RUP » lors de l’élaboration de nouvelles normes. « Nos trois pays proposent d'organiser conjointement une série de réunions d'information et d'échange avec des partenaires européens », ajoute-t-on.
« Ces réunions viseront à sensibiliser les autres États membres et les institutions concernant la contribution cruciale des RUP à notre autonomie stratégique, leur rôle central dans la souveraineté alimentaire de l’Europe et leur importance dans la réponse collective aux défis mondiaux, y compris la lutte contre le changement climatique ». « Nous pèserons ensemble pour que nos concitoyens des régions ultrapériphériques trouvent toute leur place dans les politiques européennes » a conclu le ministre.























