Face aux récentes mobilisations dans les territoires ultramarins, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a détaillé vendredi dans un document une série de réponses gouvernementales, du soutien aux commerces touchés à la baisse des prix du carburant.
Tout en affirmant que la "sécurité des populations reste une priorité absolue", après les "violences" et "dégradations" de ces derniers jours, Naïma Moutchou souhaite avancer avec les élus "territoire par territoire" pour apporter des solutions.
Pour soutenir les commerces et les entreprises impactés par les débordements, l'Etat déploie "des mesures exceptionnelles".
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Elles incluent la prise en charge de l'activité partielle, des facilités fiscales, des reports de cotisations sociales et des prêts à taux zéro atteignant 50.000 euros.
Contre la vie chère, l'exécutif veut faire examiner à l'Assemblée nationale un texte déjà adopté au Sénat, pour agir sur la formation des prix de consommation courante, les billets d'avion et les tarifs bancaires afin de "réduire durablement les écarts avec l'Hexagone".
Les Outre-mer profiteront de la baisse nationale des prix à la pompe sur le gazole dès le 1er novembre, grâce à la "mobilisation des stocks stratégiques de carburant", avec des modalités adaptées aux spécificités locales.
L'accès à l'eau potable fait également l'objet de réponses ciblées. En Guadeloupe, un travail vise à pallier les défaillances des réseaux, tandis qu'en Guyane, l'Etat cible les "communes isolées".
A Mayotte, outre le projet d'usine de dessalement d'Ironi Bé, de jeunes militaires du RSMA, un dispositif d'insertion professionnelle pour les 18-25 ans en outre-mer, réparent les fuites depuis le 16 octobre, et 13.000 foyers vulnérables seront équipés.
Sur le volet éducatif, l'Etat souhaite "accompagner les collectivités" pour identifier les projets de rénovation urgents dans les lycées de La Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane.
"Je ne veux pas répondre aux difficultés par une accumulation d'annonces. Les Ultramarins attendent des résultats et ils ont raison", fait valoir Naïma Moutchou. "Sur les lycées, sur les prix, sur l'eau et le carburant, nous devons pouvoir dire ce qui va être fait (...) C'est sur les résultats que notre action devra être jugée."
Dès le mois de septembre, de nombreuses manifestations contre le coût de la vie et le manque d'infrastructures ont éclaté en outre-mer, poussant le gouvernement à accélérer son dialogue face aux vives tensions sociales.
Avec AFP

