La Commission européenne a revu ses lignes directrices concernant le renouvellement des flottes de pêche de moins de 12 mètres dans les régions ultrapériphériques (RUP), ouvrant une perspective attendue de longue date pour les pêcheurs ultramarins. Une décision saluée par Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, qui y voit une reconnaissance des impasses créées par les anciens règlements européens et un premier pas vers une mise en œuvre effective des aides publiques.
Annoncée lors du Forum des Régions ultrapériphériques à Bruxelles en novembre 2025, cette évolution fait suite à plusieurs mois d’échanges avec le vice-président exécutif de la Commission européenne Raffaele Fitto et le commissaire européen à la pêche Kostas Kadis.
La décision de la Commission marque une évolution significative dans sa position. Elle reconnaît implicitement que les anciens règlements ont placé les pêcheurs dans des situations impossibles, empêchant la mise en œuvre effective des aides au renouvellement des flottes. Pour les petits pêcheurs réunionnais et ultramarins, cette mesure représente enfin une voie concrète pour moderniser leurs embarcations vieillissantes et améliorer leurs conditions de travail.
Si le Vice-Président du Parlement européen Younous Omarjee se réjouit de cette avancée, il exprime également sa frustration face à la lenteur du processus décisionnel européen. Il lance désormais un appel pressant au gouvernement français pour qu'il transmette rapidement les rapports nécessaires à la Commission européenne, et demande à cette dernière de valider sans délai les dispositifs d'aides. « Dans ce dossier nous ne pouvons plus nous payer de mots, tant les rebondissements ont été nombreux. Les pêcheurs attendent des aides validées, et des financements mobilisables. Il y a encore du travail devant, les administrations doivent entrer en action. Je reste mobilisé jusqu’à ce que cette nouvelle ouverture réglementaire se traduise en aides concrètes sur le terrain », précise Younous Omarjee.























