Le chef de l’État a ouvert ce vendredi à l’Élysée une nouvelle séquence de discussion avec les partenaires politiques calédoniens, pour apporter « des clarifications à l'accord du 12 juillet » 2025, qui demeure pour Emmanuel Macron « un document de référence ».
L’accord de Bougival, signé dans cette commune francilienne le 12 juillet 2025 a « fait naître un immense espoir » en Nouvelle-Calédonie, a rappelé Emmanuel Macron. « C'est un document audacieux qui contient de nombreux éléments positifs ». Signé à l’époque par l’ensemble des délégations politiques, indépendantistes et non indépendantistes, il est aujourd’hui rejeté par le FLNKS, qui a décliné l’invitation à ces nouvelles discussions.
La consultation citoyenne anticipée sur l’accord, un temps évoquée par le gouvernement, a finalement été suspendu en raison du peu de soutien localement, y compris chez les signataires de l’accord de Bougival. Selon Emmanuel Macron « mérite certainement des éclaircissements, des clarifications, des explications, des interprétations de telle ou telle de ses dispositions, mais c'est le cœur des travaux » a-t-il insisté.
« Le dialogue ne s'est jamais arrêté avec l'ensemble des parties prenantes » a ajouté le président de la République. « L'État souhaite continuer à avancer sur la stabilisation des institutions de la Nouvelle-Calédonie dans un dialogue respectueux de chacun, sans passage en force, mais sans paralyser non plus », a-t-il assuré.
Le chef de l’État a par ailleurs salué les partenaires politiques présents -UNI, Éveil océanien, Calédonie ensemble, Les Loyalistes et le Rassemblement : « Je veux aussi saluer le courage qui est le vôtre parce que vous prenez des risques ». « La responsabilité de celles et ceux qui sont autour de cette table est grande et le but ici, c'est qu'on trouve un chemin pour avancer ». Emmanuel Macron a toutefois regretté l’absence du FLNKS, « mais (il) respecte les voix de chacun ».
« Je souhaite également vous entendre sur le projet de pacte de reformation économique qui vous est proposé, qui vous a été proposé par le Premier ministre le 5 décembre dernier » a poursuivi Emmanuel Macron.























