Lors de son audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, ce mardi 2 novembre, sur les crédits de la mission Outre-mer du projet de loi finances 2022, le Ministre des Outre-mer a été interpellé sur le maintien du référendum à la date du 12 décembre après l'annonce de la non-participation des partis indépendantistes à ce scrutin. Selon Sébastien Lecornu, seule la situation sanitaire peut justifier un report de la consultation référendaire.
« Ce troisième référendum n'a pas été déclenché par l'État. Ce sont les formations politiques indépendantistes qui l'ont demandé au début de ce mois d'avril. Ils avaient le droit le plus strict et le plus légitime de le demander. Dès lors qu'il a été demandé, il est du devoir de l'Etat d'organiser ce référendum », a précisé Sébastien Lecornu, réagissant ainsi la position des indépendantistes de Nouvelle-Calédonie qui ont fait part de leur volonté de ne pas participer à ce troisième référendum prévu le 12 décembre prochain.
Sébastien Lecornu a ajouté qu'un report des élections serait mal vu dans une démocratie, sous prétexte qu'une partie demanderait 6 à 7 mois supplémentaires en raison d'un calcul de pertes de chances. « Qu'aurait-on dit si Mme Backès, Monsieur Frogier ou Monsieur Gomès avaient demandé un report à l'État car le scrutin ne ferait pas leur affaire ? Dans une démocratie, on tient les élections à l'heure. C'est le principe ! », a-t-il insisté.
Le Ministre des Outre-mer estime que « si la question de la situation sanitaire peut venir contrarier le calendrier du référendum », « le fait que des considérations de nature politique peuvent impacter le calendrier d'une consultation référendaire me paraît en revanche compliqué ».« Mon travail est de garantir que l'État reste neutre dans cette organisation. Le devoir de l'État est de se tenir prêt en tenant parole. Il est demandé, on l'organise », a-t-il précisé.























