L'Institut d'Émission d'Outre-Mer (IEOM) a publié son étude sur “l'impact de la crise de la Covid-19 sur la situation financière des ménages et des entreprises” sur la première partie de l'année 2021. Un bilan plutôt positif au regard de la situation sanitaire et économique liée à l'épidémie.
“L’évolution de la situation financière des ménages et des entreprises fait apparaître des impacts moins significatifs de la crise sanitaire sur la 1re partie de l’année 2021. L’épargne financière des ménages affiche une hausse modeste et l’endettement des entreprises a peu progressé”. C'est en ces mots que l'IEOM entame sa publication, qui met en exergue les répercussions bénéfiques des différents plans de soutien, territoriaux ou nationaux, qui ont permis ont joué “un rôle majeur, permettant une certaine résilience globale de l'économie”, malgré quelques disparités.

Premier constat, la naturelle réduction des dépenses, qu'elles soient fiduciaires ou par carte bancaire, pendant les deux confinements. À noter, la baisse des dépenses était tout de même moins marquée pendant le deuxième confinement, mais aussi une meilleure préparation des acteurs économiques, qui s'est traduite par une activité économique plus soutenue lors du confinement de 2021 (du 8 mars au 4 avril 2021) que pendant celui de 2020 (du 24 mars au 20 avril 2020).

Également constatée, une hausse de l'épargne financière des ménages comptabilisée par les banques locales, avec une progression de 4,5 Milliards de Francs CFP (37,5 millions d'euros) au deuxième trimestre 2021, contre 2,7 milliards de Francs CFP (22,5 millions d'euros) au trimestre précédent. Une embellie tempérée par l'IEOM qui précise que “cette épargne financière est toutefois bien moins significative qu’au 2e trimestre 2020 à la suite du 1er confinement avec +15 Milliards de Francs CFP (125 millions d'euros)”.

Du côté des entreprises, l'Institut constate un endettement contenu, signe d'amélioration comparativement à 2020, puisqu'elle est évaluée à 1,6 milliards de Francs CFP (13,3 millions d'euros) sur la première partie de l'année 2021 contre 16 milliards de Francs CFP (133,6 millions d'euros) dans la deuxième partie de l'année 2020, notamment en raison des prêts garantis par l'État.

Damien Chaillot























