Vers la structuration d’une nouvelle filière, la société Royal Recy Boat a entamé un chantier de démantèlement de 16 navires de plaisance, prévu sur 4 mois. Un chantier de taille pour Loïc Luciani, gérant, et ses deux employés, qui marque l’émergence d’une filière à développer sur l’un des territoires qui compte le plus de bateaux par habitant. Un chantier présenté par la province Sud. Focus grâce au reportage de nos confrères de CALEDONIA.
Avec 27 000 bateaux immatriculés, faisant de la Nouvelle-Calédonie l’un des territoires français qui compte le plus de bateaux par habitant, la filière vouée à leur démantèlement, à l’issue de leurs 35 ans d’espérance de vie, est à structurer sur le territoire. Le secteur dispose d’un fort potentiel écologique, puisque l’immense majorité des matériaux peut être revalorisés, qui plus est, par des filières locales : les bateaux en fibrociment sont réutilisable grâce à un site d’endigage, les bateaux métalliques sont recyclables à 100 % grâce à une filière locale, ceux en bois, dépendamment de l’essence et de leur état, peuvent être recyclés à 95 % au travers des ébénistes d’art, des charpentiers marine, ou encore la permaculture.
Si ce premier chantier présenté par la Province Sud ne représente que 16 bateaux sur l’immense parc calédonien, ce ne sont pas moins de 6 000 navires en fin de vie qui pourraient être démantelés dans les 10 prochaines années selon l’institution, avec les potentiels de développement que cela implique. Françoise Suvé, élue de la Province Sud, l’évoque au micro de CALEDONIA : « Une fois qu’on a organisé de façon opérationnelle cette filière, on évalue aussi les moyens humains qui sont nécessaires pour que cette filière fonctionne et qu’on puisse absorber tout ce qui va arriver. Donc, derrière, il va y avoir du développement d’activité, de la création d’emplois, de l’insertion, puisque nous n’avons pas forcément besoin de personnel hyper-qualifié ».
Le chantier de démantèlement et la structuration qui permettra la dépollution de la baie de Nouméa est acté par un financement programmé de l’État à hauteur de 400 millions de Francs CFP (3,3 millions d’euros), et de 200 millions de Francs CFP (1,6 million d’euros) du gouvernement calédonien.























