Ce vendredi 29 octobre se tenait l'assemblée de la Province Nord, avec à l'ordre du jour la négociation d'un avenant au contrat de développement entre l'Etat et la Province qui prendra fin l'année prochaine. Un réajustement des budgets afin de mener à bien les politiques entamées par l'Institution. Le point grâce au reportage de nos confrères de CALEDONIA.
Le contrat de développement Etat-Province Nord, qui prendra fin en 2022, prévoit une attribution de fonds de 17 milliards de Francs CFP (142 millions d'euros), financés majoritairement par l'Etat français, à hauteur de 70%, soit 11,9 milliards de Francs CFP (100 millions d'euros).
Ce partenariat encadre des attributions de fonds pour des domaines allant de l'environnement au développement économique, en passant par l'aménagement du territoire ou encore l'enseignement.
Ce matin en Assemblée générale, la Province Nord votait des modifications au 3e avenant de ce contrat, afin de réajuster les budgets mis en œuvre, précisions de Nadège Faivre, 1ère vice-présidente de la Province Nord, au micro de Caledonia.nc : « Il s'agit de quelques ajustements de crédits selon certaines opérations, on a aussi reporté par exemple, pour l'habitat jusqu'en 2024 pour poursuivre au bénéfice de nos populations à ces dispositifs-là. Donc le contrat reste sensiblement le même en poids financier, c'est juste un ajustement de nos opérations que nous avons dû faire pour être à la hauteur des prétentions que l'on se donne et réaliser la totalité de nos opérations”.
Dans le cadre des attributions de fonds prévues par le contrat, 221 millions de Francs CFP (1,8 millions d'euros) sont dédiés à la rénovation de l'ensemble des centres médico-sociaux de la Province Nord. Une enveloppe qui permet d'améliorer les structures de soin, mais aussi d'investir dans des systèmes de sécurité, les actes d'agression et d'intimidation sur des soignants s'étant multipliés ces derniers mois, comme l'explique la 1ère Vice-présidente de la Province Nord : «Les gens sont ici dans le cadre de la mission de service public, déjà, mais aussi pour apporter leur aide aux populations, et en plus, on sait qu'on a une crise sanitaire et un contexte sanitaire qui est très particulier. Donc plus que jamais il faut aller à la solidarité et au soutien de nos équipes médicales. Donc j'appelle effectivement les populations à en prendre véritablement conscience, à changer les comportements. Que ce soient les internats, les écoles, en lien avec les communes, puisqu'elles leur appartiennent, les CMS aussi, nous dotons ces équipements de caméras de surveillance, parfois même nous avons des sociétés de surveillance qui font des rondes. Ça va avec l'air du temps, on est absolument désolé de le dire, mais ça sécurise les équipes, ça les rassure, et c'est sans doute nécessaire donc effectivement, ce sont des dispositifs que l'on développe».
Damien CHAILLOT























