À l'image des autres groupes indépendantistes ayant d'ores-et-déjà appelé à la non-participation au scrutin pour l'autodétermination du territoire prévue le 12 décembre prochain, l'USTKE rejoint les rangs des contestataires et affirme, à son tour, souhaiter un report du vote à 2022. André Forrest, président de l'USTKE, était au micro de nos confrères de CALEDONIA.
Après les groupes politiques, la célèbre Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE) vient à son tour renforcer les rangs des indépendantistes, opposés à la tenue du troisième et dernier référendum prévue le 12 décembre 2021. En cause, la situation sanitaire, devenue cheval de bataille des indépendantistes de Nouvelle-Calédonie, et la nécessité de garder du temps pour le deuil des familles touchées par le Covid-19.
André Forrest, président de l'USTKE, était au micro de nos confrères de CALEDONIA : “Ça fait suite à la réflexion qu'on a aussi, sur la crise sanitaire qui n'est pas totalement réglée, les rituels de deuils qui ne sont pas faits, et puis ce mélange des genres, entre le ministre des Outre-mer qui doit être chargé de la campagne présidentielle du président actuel, et puis sa responsabilité dans la tenue du référendum. Je pense qu'à un moment donné, on ne doit pas forcer la marche là-dessus pour des enjeux autres que ceux du pays”.
La couverture vaccinale, en progression sur le territoire, sera également un enjeu important, tandis que l'obligation vaccinale, elle, continue de susciter l'opposition d'une partie de la population. Le récent report de son application, du 31 octobre au 31 décembre, est une bonne chose pour le président de l'USTKE, qui souhaite obtenir des réponses quant au cadre légal et juridique qui entoure les potentielles suspensions de contrats et licenciements, évoqués en cas de refus de se soumettre à l'obligation vaccinale.
“C'est aujourd'hui un petit peu apaisé compte tenu du report de la date, du 31 octobre, on est passé au 31 décembre, donc ça laisse du temps pour remettre en place les séquences qui doivent conduire jusqu'au 31 décembre. Pour autant, l'anxiété qui réside autour des questions de suspension de contrat, de licenciement, est toujours omniprésente et il va falloir, dès les premières réunions avec le gouvernement, qui commencent demain, ces questions-là commencent à être réglées de manière à rassurer les personnels concernés”.
Damien Chaillot























