Nouvelle-Calédonie : Le développement d'une filière éco-construction en discussion

Nouvelle-Calédonie : Le développement d'une filière éco-construction en discussion

Professionnels du BTP, collectifs d’entreprises, associations et institutions étaient réunis ce mardi à la Maison des associations à Nouméa. Objectif, dresser un point d’étape sur les possibilités d’une filière éco-construction en Nouvelle-Calédonie, alors que le secteur du BTP se trouve en difficulté structurelle depuis plusieurs années. Focus grâce à l'interview d'Alexandre Loiseau, membre du Cluster Eco Construction interrogé par nos confrères de CALEDONIA.

Animé par les membres du Cluster Éco-construction, un après-midi d’échange et de travail collaboratif était organisé à la Maison des associations de Nouméa ce mardi 22 février. Objectif pour le Cluster, identifier les actions prioritaires et présenter leurs travaux sur les potentiels de développement de la filière éco-construction sur le territoire.

Si les travaux initiaux ont débuté autour d’une soixantaine d’actions pouvant être menées en Nouvelle-Calédonie, les membres du Cluster sont arrivés à une synthèse autour d’une vingtaine d’actions, détaillant leurs potentielles mises en œuvre ainsi que les institutions à solliciter dans leur application.

Une filière qui nécessite d’être développée sur le territoire selon Alexandre Loiseau, chef d’entreprise et membre du Cluster Eco Construction. Invité par nos partenaires et confrères de CALEDONIA, il plaide le développement des éco-matériaux, citant pour exemple « l’idée d’avoir un plan Pays pour favoriser la construction en béton, l’utilisation du bambou, ou par exemple d’autres thématiques comme développer la végétation aux abords des bâtiments, même en milieu urbain à Nouméa par exemple, avoir des bâtiments, mais avec en façade ou sur le pourtour, de la végétation pour amener du confort ».

Un objectif qui peut s’inscrire dans la stratégie du territoire, malgré un contexte difficile pour le BTP : « On peut toujours continuer à travailler comme avant, mais l’idée c’est de proposer une alternative et surtout de valoriser les projets qui sont innovants et qui réussissent à montrer qu’on a une autre possibilité de construire ». 

Selon le membre du cluster éco-construction, cette filière dispose de véritables potentiels, notamment par le biais des financements liés aux plans de relance économique dans le contexte de la crise Covid, citant notamment les « 30 milliards d’euros identifiés pour la transition énergétique. Ces sommes-là sont déjà arrivées sur le territoire via des projets, mais fléchées sur des projets qui amorcent la transition. L’idée c’est d’augmenter la résilience du secteur du bâtiment face aux crises qui vont venir, avec les crises mondiales notamment sur le changement climatique ».

La prochaine étape pour le groupe de travail, les travaux de présentation d’un référentiel de construction qui sera présenté lors des biennales de la construction, prévues en juin 2022, qui sera signera également l’officialisation d’un label dédié. « Après on passera le relais. Nous, professionnels, on a identifié les pistes, mais maintenant, c’est aux parties-prenantes et aux partenaires de prendre le relais et de nous aider. On porte à bout de bras ces sujets depuis quelques années, et je pense que maintenant il est nécessaire pour tout le monde, pour la Nouvelle-Calédonie, d’aller au-delà et de prendre le relais sur l’éco-construction. C’est l’avenir de la construction », conclut Alexandre Loiseau. 

Damien Chaillot