Nouvelle-Calédonie : Le Comité scientifique du parc naturel de la mer de Corail renouvelé

Nouvelle-Calédonie : Le Comité scientifique du parc naturel de la mer de Corail renouvelé

Créé en 2019, le comité scientifique du parc naturel de la Mer de Corail a pour mission de soutenir et d’apporter son expertise aux instances partie-prenantes de la gestion du parc, mais également d’affirmer les décisions des institutions sur des éléments scientifiques indiscutables. Démissionnaire depuis le 20 janvier 2021, il a été réactivé avec 15 nouveaux membres le mercredi 19 janvier.

Quinze nouveaux membres nommés pour trois ans via un arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le nouveau bureau du comité scientifique du parc s’est réuni pour la première fois le mercredi 19 janvier 2022. Composé d’un panel de spécialistes aux compétences et domaines variés, ils ont en commun leurs connaissances particulières des écosystèmes que l’on retrouve dans l’enceinte du parc naturel de la mer de Corail.

À l’issue de leur première réunion, Claude Payri, directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et spécialiste des écosystèmes récifo-lagonaires, était nommée présidente du conseil, assistée par Pascal Dumas, géographe, en qualité de vice-président, et Géraldine Giraudeau, spécialiste du droit, secrétaire.

Sont également présents au sein de ce nouveau conseil scientifique : Christophe Sand (archéologie), Samuel Gorohouna (économie), Christophe Menkes (écosystèmes océaniques), Daniel Pauly (halieutique), Bernard Pelletier (géosciences), Bertrand Richer de Forges (écosystèmes profonds), Emmanuel Tjibaou (usages et culture), Éric Vidal (écosystème terrestre), Laurent Wantiez (écosystème récifo-lagonnaire), Valérie Allain (halieutique), Catherine Sabinot (anthropologie). À noter que le délégué territorial à la recherche et à la technologie est invité à participer aux travaux du comité scientifique, disposant d’une voix consultative.

Dans le cadre des travaux engagés autour du parc de la mer de Corail, la création d’un réseau d’observateurs est programmée. Ce dernier aurait pour mission de relayer les messages sur la réglementation en vigueur, sensibiliser à la protection des écosystèmes et au respect du patrimoine historique et culturel, informer sur les pratiques respectueuses de l’environnement, partager les connaissances sur la faune et la flore tant marine que terrestre, procéder à des observations concernant la faune, la fréquentation ou encore contribuer à la collecte de données.

Dans cette optique, et afin d’assurer la qualité et l’efficacité de leur rôle, une formation standardisée avec une certification à la clé est perçue comme nécessaire. Pour ce faire, la société Merveille a été retenue dans le cadre d’un appel à projets du gouvernement pour une mission de création et de définition d’une « charte de l’observateur du parc », ainsi qu’une mission de construction de ladite formation avec, à la clé, un agrément spécifique. 

Damien Chaillot