Nouvelle-Calédonie : Le Comité Consultatif de l’Environnement dresse un bilan du schéma et du code minier

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Nouvelle-Calédonie : Le Comité Consultatif de l’Environnement dresse un bilan du schéma et du code minier

À la suite d’une demande de la WWF dans une volonté de rendre le secteur minier et métallurgique plus respectueux de l’homme et de l’environnement, le Comité Consultatif de l’Environnement s’est penché sur le Schéma et le Code minier, avec pour objectif d’y apporter des modifications dans une logique de développement durable. Le rapport du Comité sera transmis aux institutions calédoniennes. Focus grâce au reportage de nos confrères de CALEDONIA.



Un bilan du schéma et code minier, dont la création remonte à une douzaine d’années, avec la volonté d’y inscrire des objectifs de développement durable et des préconisations pour le respect de l’Homme et de l’Environnement.
Le dossier composé à l’issue de visites de terrain, d’une quinzaine de sessions de travail et d’une dizaine d’auditions d’experts, a été présenté aux élus du Congrès ce mardi 5 avril 2022, et sera transmis à l’ensemble des institutions calédoniennes.
Au total, ce ne sont pas moins de 64 recommandations qui étoffent le dossier, dont 13 ont été priorisées. L'avis du Comité étant consultatif, rien n'assure que les préconisations apportées seront validées par l'exécutif.

Charles Washetine, président du Comité Consultatif de l’Environnement, en témoignait au micro de Caledonia.nc : « On espère que ces préconisations seront traduites en mesures réglementaires. Le rapport sera envoyé aux différentes collectivités, Nouvelle-Calédonie, les Provinces, les mairies... ».

De son côté, Hubert Géraux, Directeur WWF Nouvelle-Calédonie, s’il met en avant les avancées importantes apportées au regard de la protection de l’environnement, rappelle qu’il reste de nombreux projets à mettre en œuvre : « Il y a pas mal de choses qui ont évolué dans le bon sens. On était quand même de 1954 jusqu’en 2009. On a fait un pas-de-géant en avant, on a eu le développement du fond nickel avec des pratiques restauratoires extrêmement efficaces et qui sont en train de s’appliquer sur de plus en plus de sites, donc on acquiert de la connaissance et de la maîtrise, entre-autre sur les aspects restauratoires. Il n’empêche qu’il reste des grands chantiers pour préserver la biodiversité qu’il nous reste, pour préserver la ressource en eau, pour diminuer notre empreinte carbone, si on veut être en cohérence et parler de véritable développement durable et de transition écologique de Nouvelle-Calédonie ».

 

Damien CHAILLOT