Nouvelle-Calédonie : La province Sud acte deux nouvelles mesures pour l’accompagnement au logement et la prévention des expulsions

Nouvelle-Calédonie : La province Sud acte deux nouvelles mesures pour l’accompagnement au logement et la prévention des expulsions

Soutenir l’accès à un logement pour les familles les plus précaires et prévenir les situations d’expulsion, ce sont les deux axes traités par deux conventions signées ce jeudi par la province Sud et ses partenaires impliqués dans le logement social, avec le soutien de l’État, dans une volonté de lutter contre les inégalités.

Deux conventions distinctes, portées par Muriel Malfar-Pauga, la présidente de la Commission provinciale de l’habitat, relatives à deux problématiques liées au logement en Nouvelle-Calédonie : la première pour prévenir des expulsions grâce à la création du Comité de Coordination des Actions de Prévention en province Sud (CCAPEPS), la seconde afin d’améliorer les dispositifs d’accès au logement pour les familles les plus précaires.

Pour Sonia Backès, présidente de la province Sud : « L’idée était de proposer des mesures pour prévenir les expulsions et plus largement d’accompagner le parcours logement des habitants de la province Sud. L’objectif est de mettre de l’humanité dans le traitement des expulsions en accompagnant les personnes avec une procédure et d’élargir notre champ d’action en incluant les communes dans cette démarche ».

Éviter les expulsions

Première mesure d’importance, la création du CCAPEPS, initiative soutenue par l’État, représenté lors de la signature par Grégory Lecru, le commissaire délégué pour la province Sud. Cette nouvelle instance aura pour mission d’étudier les dossiers de personnes entrant en contentieux d’expulsion de leur logement, dans une volonté d’accompagnement et si possible, d’éviter le recours à l’expulsion par les forces de police.

Pour Muriel Malfar-Pauga, « c’est un travail que nous avons mené avec les communes, les bailleurs sociaux, les CCAS, les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, ainsi que l’État. Aujourd’hui, nous aboutissons à cette convention qui permet de mettre en œuvre toutes les solutions pour éviter l’expulsion des personnes de leur logement. Parce que ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on expulse les gens. Désormais, si cela arrive, c’est que vraiment que la famille n’adhère pas au système et refuse tout soutien ».

La convention s’applique aux bailleurs de logements sociaux résidant en province Sud et couvre le domaine du non-respect des clauses du bail, et particulièrement les familles en situation d’impayés de loyers et des charges.

Accompagner l’accès au logement

La seconde convention, le Dispositif d’Accompagnement au Logement (DAL), a pour objectif d’apporter une solution adéquate au public prioritaire au relogement, avec un accent sur l’accompagnement social des personnes. Un dispositif qui s’inscrit dans une volonté de réduction des inégalités selon Sonia Backès : « Notre capacité à vivre ensemble passe par la réduction des inégalités et avoir un chez-soi, est le premier des besoins (…) Le Dispositif d’Accompagnement au Logement permet d’aider les plus fragiles qui résident dans les squats, les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, les personnes identifiées par les services sociaux comme étant en difficulté et auxquelles on propose un accompagnement particulier. Parce qu’il ne s’agit pas d’installer les gens dans les logements et de leur dire : maintenant, débrouillez-vous. Pour éviter cela, l’idée est d’accompagner ces personnes qui ne sont pas forcément très employables ou qui ont des difficultés particulières à accéder à l’emploi, afin de leur permettre de sécuriser leur accès au logement ».

Damien Chaillot