Nouvelle-Calédonie : Générations NC veut en finir avec les provinces

Nouvelle-Calédonie : Générations NC veut en finir avec les provinces

Le parti non indépendantiste Générations NC, fondé par le jeune maire de La Foa, Nicolas Metzdorf, défend une Nouvelle-Calédonie sans provinces, dans le cadre du référendum de projet qui doit avoir lieu en juin 2023, à l’issue de la période de transition post-référendum d’autodétermination.

« Il faut arrêter de faire vivre le débat indépendantiste / loyaliste et donc ça passe par la suppression des provinces qui exacerbent la différence entre les Calédoniens et de n'avoir qu'un échelon, celui du Pays » a déclaré Nicolas Metzdorf, qui fait partie des nombreux soutiens d’Emmanuel Macron sur l’archipel. Générations NC entend présenter deux candidats dans les deux circonscriptions calédoniennes, et défendre ce projet, pour les Législatives. Le nom des candidats sera dévoilé en mars.  

La Nouvelle-Calédonie est divisée en trois provinces : Nord, Sud (dont Nouméa) et Loyauté. Chaque province est dotée d’une assemblée de représentants élus au suffrage direct par le corps électoral provincial. Les représentants des provinces forment par la suite, à la proportionnelle, le Congrès calédonien dont les membres élisent le gouvernement collégial composé des formations politiques représentées au Congrès. Ce gouvernement collégial élit ensuite son président et son vice-président. 

« Nous voulons à tout prix éviter de revivre la fracture calédonienne qui a commencé par les événements et s’est poursuivie durant les trente années suivantes » a-t-il également déclaré devant la presse calédonienne ce samedi à Nouméa. Générations NC défend un Congrès, dont les membres seraient élus directement par les Calédoniens, qui à son tour, élira un président qui nommerait son gouvernement. 

Les membres du gouvernement désigneraient ensuite les membres d’un Sénat calédonien, fusion du Sénat coutumier et du CESE, composé de six collèges : Coutumier, socio-économique, solidarité, environnemental, scientifique et jeunesse, détaillent les Nouvelles Calédoniennes. Nicolas Metzdorf défend aussi un drapeau commun, une « fête citoyenne » le 26 juin -date de la poignée de main entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur- et un changement de nom de l’archipel, devenant « Calédonie ». 

« L'idée c'est de renforcer l'identité calédonienne, de travailler vraiment sur un destin commun. Des politiques publiques qui nous y amènent et qui ne nous divisent pas. Mais aussi d'essayer d'éviter le communautarisme. Qu'on parle de Calédoniens qui doivent relever les défis du 21e siècle comme la vie chère, les conditions sociales, le logement et l'environnement. Il faut qu'on remette les vrais sujets au cœur du débat et que cette fracture institutionnelle s'arrête », a-t-il défendu.  

Tout cela s’accompagne naturellement, selon l’élu, par « une inscription définitive de la Nouvelle-Calédonie française dans la constitution française ». « Pour ne pas remettre en cause la Calédonie française tous les quatre matins. On est Français, on l'est de manière définitive, on a voté trois fois avec un corps électoral gelé ». Rappelons que, selon le ministre Sébastien Lecornu, le droit à l'autodétermination continuera de s'exercer en Nouvelle-Calédonie. L'archipel restera aussi inscrite sur la liste onusienne des territoires à décoloniser, a assuré le gouvernement.