Nouvelle-Calédonie: Castex réfute toute "indifférence" de l'exécutif avant le référendum

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Nouvelle-Calédonie: Castex réfute toute "indifférence" de l'exécutif avant le référendum

Jean Castex a réfuté mercredi toute "indifférence" de l'exécutif vis-à-vis de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, qui fera l'objet d'un référendum le 12 décembre, en soulignant le "souhait fort que le choix des Calédoniens soit celui de la France".


«Contrairement à ce que vous dites, nous sommes très loin de l'indifférence que vous avez cru déceler» a répondu le Premier ministre au sénateur (LR) de Nouvelle-Calédonie Pierre Frogier, qui fustigeait "le dogme de la neutralité de l'Etat" et "l'indifférence générale" régnant autour de l'avenir de l'archipel.
Jean Castex a ainsi souligné que le gouvernement avait "réaffirmé" encore cette année le "souhait fort que le choix des Calédoniens soit celui de la France", à l'occasion du référendum sur l'indépendance du 12 décembre. 

« Nous avons réaffirmé plus que jamais la stratégie de la France dans l'Indo-Pacifique, et ce quelles que soient les décisions tout à fait contestables du gouvernement australien», qui avait brutalement mis fin à un mégacontrat de sous-marins avec Paris, a ajouté M. Castex. Le chef du gouvernement a aussi argué que la métropole manifestait "en permanence notre pleine solidarité vis-à vis de la Nouvelle-Calédonie frappée par le Covid", par l'envoi de renforts.

Dans ce cadre, même si «la situation s'améliore» et «la vaccination progresse», «5 lits supplémentaires» en réanimation seront prochainement ouverts grâce à "l'envoi d'un détachement du service de santé des armées», a annoncé M. Castex.

La virulence de l'épidémie, qui a fait 243 morts depuis début septembre, trouble d'ailleurs l'organisation du troisième et dernier référendum sur l'indépendance de l'accord de Nouméa (1998): les indépendantistes ont ainsi demandé samedi dernier au ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu de reporter le scrutin, quand les loyalistes prônent son maintien.

 

Avec AFP