L'État va accorder un nouveau prêt à la Nouvelle-Calédonie d'un montant de 175 millions d'euros (21 milliards de francs Pacifique), a indiqué jeudi le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu.
Le prêt garanti, souscrit auprès de l'Agence française de développement (AFD), « sera accordé pour un montant qui permettra à la Nouvelle-Calédonie de boucler son budget. De cette manière, l'État sécurise tout le système social : les retraites, les salaires à l'hôpital notamment », indique le ministre dans un communiqué.
Fin janvier, constatant l'impossibilité de présenter un budget à l'équilibre pour l'année 2022, le président du gouvernement calédonien, Louis Mapou, avait confirmé le besoin, pour la Nouvelle-Calédonie, de solliciter de l’État d’un nouveau prêt garanti, dans le cadre fixé par la loi de finances pour 2022. Une demande qui « traduit la dégradation structurelle et dans la durée des comptes publics calédoniens, et particulièrement des comptes sociaux, au-delà des conséquences de la crise sanitaire ».
« Mais nous ne pouvons pas accorder l'intégralité du prêt. Le taux d'endettement de la Nouvelle-Calédonie dépasse les 160%. Les autorités calédoniennes sont compétentes pour mener les réformes nécessaires afin de retrouver l'équilibre budgétaire », poursuit le ministre.
L'accord a été signé après une rencontre entre le président indépendantiste du gouvernement collégial de la Nouvelle-Calédonie, Louis Mapou, et le ministre qui a « salué l'esprit de responsabilité » de ce dernier qui « a affirmé sa volonté d'honorer les engagements de réformes structurelles pris par ses prédécesseurs au premier semestre 2020 ». Un prêt garanti par l'État de 240 millions d'euros de l'AFD avait déjà été consenti à l'archipel en 2020 pour faire face à la crise sanitaire.























