Législatives 2022 : Le parti indépendantiste de Polynésie lance un appel à candidature

Oscar Temaru, président du Tavini Huira'atira ©Charlie René / Radio 1 Tahiti

Législatives 2022 : Le parti indépendantiste de Polynésie lance un appel à candidature

Le parti indépendantiste de Polynésie française, Tavini Huira’atira, a lancé un appel à candidature parmi ses membres en vue des élections législatives de 2022. Celles-ci seront validées et soumises au vote des adhérents du parti fin novembre – début décembre.

« Comme convenu vendredi dernier lors de la réunion des instances du parti, un appel à candidatures est lancé à l'ensemble des adhérent(e)s du parti en vue de porter et défendre les couleurs du peuple Ma’ohi aux élections législatives de 2022 » a indiqué le parti fondé par Oscar Temaru, maire de la commune de Faa’a. Les candidats à l’investiture ont jusqu’au 15 novembre pour transmettre au Secrétariat Général du mouvement indépendantiste leur acte de candidature et d'engagement et lettre de motivation. 

« L'ensemble des candidatures sera soumis à la validation de la Présidence puis au vote des adhérent(e)s du Parti vers fin novembre-début décembre dans les circonscriptions où plusieurs candidatures sont enregistrées », ajoute encore le parti qui lance un appel à « toutes les femmes et tous les hommes de cœur et de conviction, prêt(e)s à porter et défendre les intérêts et la souveraineté du peuple Ma’ohi dans les plus hautes institutions de la République française ! ». Le Tavini Huira'atira est le second parti polynésien à ouvertement se mettre en ordre de marche pour les prochaines législatives, après le Tapura Huira'atira d'Édouard Fritch. 

En 2017, le Tavini Huira’atira avait réussi à faire élire un de ses membres dans la troisième circonscription de la Collectivité d’Outre-mer, regroupant les communes de Faa’a et Punaauia sur l’île de Tahiti, ainsi que les îles de Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora et Maupiti. Moetai Brotherson devenait ainsi le premier indépendantiste polynésien à siéger à l’Assemblée nationale, au sein du GDR, groupe parlementaire du Parti communiste. Contacté par la rédaction d'Outremers360, le député a confié « tenter le second mandat », précisant s'inscrire « totalement dans l'appel à candidatures » lancé par son parti, et qu'il avait introduit en 2017.