Agriculture : La Polynésie, le Cirad et l’INRAE renouvellent leur partenariat pour renforcer la souveraineté alimentaire et répondre aux défis climatiques

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Agriculture : La Polynésie, le Cirad et l’INRAE renouvellent leur partenariat pour renforcer la souveraineté alimentaire et répondre aux défis climatiques

Le ministre de l’Agriculture en Polynésie, et la PDG du Cirad et celui de l’INRAE ont renouvelé leur partenariat scientifique et technique pour la période 2025-2030, ce vendredi au Salon international de l’Agriculture. Parmi les objectifs de cette « collaboration scientifique » : renforcer la souveraineté alimentaire et répondre aux défis climatiques.

« Ce partenariat stratégique pour l’agriculture et la biosécurité en Polynésie vient renforcer un partenariat initié en 2019, qui a permis d’accompagner la Polynésie française dans le développement d’une agriculture durable, la préservation de la biodiversité et la lutte contre les menaces phytosanitaires et zoo-sanitaires » a expliqué la représentation de la Polynésie française à Paris.

Concrètement, « ça permet d'avoir une collaboration scientifique importante », explique le ministre polynésien Taivini Teai, également chargé des Ressources marines, de l’Environnement, chargé de l’Alimentation, de la Recherche et de la Cause animale. L’enjeu prioritaire pour le ministre est de renforcer « la sécurité alimentaire », « la souveraineté alimentaire » et « d'augmenter notre production ».

« Les apports technologiques et scientifiques vont nous donner cette possibilité d'accroître notre production » ajoute le ministre, chercheur de formation, qui souligne « l’importance de cette collaboration pour orienter le développement agricole de façon à augmenter notre production, nos rendements de production sur les surfaces agricoles, tout en préservant l'environnement ».

« Ces accords de coopération sont également pour réfléchir au moyen de substitution aux engrais chimiques, à l'importation d'intrants organiques et aux défis du changement climatique », a poursuivi Taivini Teai. « En Polynésie française, on a des chercheurs. Les domaines sont nombreux et on a une flore endémique à plus de 70% mais on n'a pas assez de recherches sur l'importance de ces plantes endémiques ».  

Dans son discours, la PDG du Cirad Élisabeth Claverie De Saint-Martin, pour joindre « les textes » aux « actes », a annoncé « intensifier les missions » du centre et « affecter de façon pérenne des agents en Polynésie pour mettre en œuvre ce que nous allons cibler ».