À l’occasion du 36 eme Conseil des ministres du 23 février 2022, une convention a été signée par l’Agence française de Développement (AFD) et la Commission de l’Océan Indien (COI), pour le financement à hauteur de 5,1 millions d’euros d’un projet culturel porté par la COI.
Réunissant Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres de la COI, Rémi Rioux, directeur général de l’AFD, et Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la COI, la convention de financement signée le 23 février 2022 et destinée au secteur culturel et créatif est une première pour les membres représentés par la COI, l’Union des Comores, la France au titre de La Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles.
La convention fait suite à une étude de faisabilité conduite en 2020, pendant laquelle près de 200 acteurs culturels et institutionnels de la région avaient participé, confirmant l’intérêt d’une action régionale structurante pour le secteur culturel.
Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la COI, témoigne : « C’est la première fois que la COI mettra en œuvre un projet portant sur l’ensemble des filières des industries culturelles et créatives. Ce projet, fruit du partenariat COI-AFD, s’inscrit dans une dynamique de rebond économique et de promotion de l’inclusivité sociale et de l’égalité femme-homme. En effet, le secteur culturel est un authentique levier d’épanouissement social et de croissance économique ».
Une volonté de « placer le lien social et culturel au cœur du développement, comme gage de stabilité et de croissance économique durable » selon le directeur de l’AFD pour Maurice et les Seychelles, André Pouillès-Duplaix, qui permettra de « mieux partager une identité indianocéanique riche d’histoire et prometteuse d’avenirs ».
Le projet porté par l’AFD et la COI a pour objectif de valoriser le patrimoine matériel et immatériel de l'Océan Indien, par le biais d’actions multiples.
Le programme comprend plusieurs axes de travail, tels que la réalisation d’un inventaire et une valorisation des architectures traditionnelles, le soutien à la production numérique d’œuvres, soutenir l’entrepreneuriat féminin dans le tourisme culturel, le travail sur les questions de droits d’auteur et de leur gestion, le soutien aux initiatives culturelles, ou encore le renforcement des capacités des acteurs des industries culturelles et créatives.
Il s’agira alors de retranscrire ces volontés par le financement des activités de co-création des arts vivants, des filières innovantes comme les arts numériques et l’e-sport, la mise en œuvre de formations dans des domaines variés, tels que l’entrepreneuriat culturel, le management culturel, le patrimoine, entre-autres.
Un axe particulier dédié à l’égalité femme-homme, avec une volonté de veiller à l’inclusion dans les projets portés pour les 5 prochaines années.
La culture est considérée comme un fort levier de croissance, à l’image des déclarations formulées en 2017 par les ministres en charge de la Culture des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) comprenant les ministres des Etats membres de la COI, considérant « la culture comme moteur de croissance économique et de création d’emplois».
Damien CHAILLOT























