La Réunion : Une charte signée entre l’État et les acteurs économiques « pour sécuriser les approvisionnements maritimes »

©Twitter / Sébastien Lecornu

La Réunion : Une charte signée entre l’État et les acteurs économiques « pour sécuriser les approvisionnements maritimes »

Les acteurs du transport maritimes, de l’importation et de la distribution intervenant dans la chaîne d’approvisionnement maritime de La Réunion ont signé aujourd’hui, sous l’égide de Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, une charte par laquelle ils s’engagent pour assurer la sécurité des approvisionnements de l’île, a-t-on appris dans un communiqué.

Cette charte signée lundi entre l’État, les acteurs du transport maritime rassemblés au sein de l’Union Maritime interprofessionnelle de La Réunion (UMIR), la compagnie maritime CMA/CGM, l’association pour le développement industriel de La Réunion (l’ADIR), le syndicat de l’importation et du Commerce à La Réunion (SICR), les acteurs de la distribution (FCD et FCA), le Grand Port Maritime de La Réunion « représente un engagement fort dans la lutte contre la vie chère à La Réunion ».

Elle vise notamment à « assurer une meilleure visibilité et transparence sur les évolutions des prix » ; stabiliser le volume de fret vers La Réunion ; prioriser les produits de premières nécessités et des marchandises vitales ; constituer un « stocks tampon, notamment pour les produits dits de premières nécessités et faisant partie du bouclier qualité-prix » ; maintenir des « prix et marges cohérents pour garantir les meilleurs prix dans un système concurrentiel juste et actif » ; poursuivre « des efforts de modernisation des équipements du Grand Port Maritime ». 

En amont de cette signature, le préfet Jacques Billant avait réuni, en septembre 2021, l’ensemble des acteurs économiques du territoire, ainsi que des membres et citoyens de l’Observatoire des Prix, des Marges et des Revenus (OPMR), pour arrêter de manière partenariale un plan d’actions contre la vie chère et le risque de pénurie. Sur l’île comme dans l’ensemble des territoires ultramarins, la lutte contre la vie chère est une « préoccupation majeure ». « La crise épidémique et la reprise économique mondiale ont toutefois renforcé de manière significative le risque d’une augmentation des prix du transport et de certaines matières premières ».