Dans le cadre du One Ocean Summit prévu les 9, 10 et 11 février prochains, l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) entend rappeler l’état actuel de la recherche scientifique sur la compréhension des océans ainsi que les solutions concrètes pour les préserver. Un sujet de notre partenaire France Mayotte Matin.
Plus grand écosystème au monde, les océans sont en première ligne face au réchauffement climatique et à la pression des activités humaines qui ne cessent de croître. Ainsi, depuis les soixante dernières années, l’augmentation de la population mondiale et l’intensification de la consommation a entraîné une multiplication par cinq de la quantité de produits provenant de la mer.
Pourtant, si les océans n’ont pas encore livré tous les secrets de leurs abîmes, la communauté scientifique sait, d’ores et déjà, qu’ils sont à l’origine de 50% de l’oxygène de l’atmosphère et qu’ils participent activement à la régulation des écosystèmes. En outre, depuis le début de l’ère industrielle, ils auraient absorbé près de 93% de l'excès de chaleur généré par les activités humaines. Or, la surpêche, la pollution ainsi que la destruction des habitats marins conduisent à une érosion de la biodiversité marine. Dans ce cadre, selon l’Ifremer, la recherche dans le domaine de la science océanique se doit d’aborder, en priorité, quatre grands défis que constituent la gestion durable des ressources, la préservation de la biodiversité, la lutte contre les pollutions ainsi que le dérèglement climatique.
Ces problématiques, si elles apparaissent générales, voire lointaines, n’en sont pas pour autant totalement étrangères à Mayotte. Le lagon n’est-il pas un réceptacle naturel aux ruissellements des pluies ? Or, sous la pression des activités humaines de l'île, le risque de pollution augmente indéniablement. Les résidus de plastiques, ou autres produits chimiques, sont un poison pour la faune et la flore maritime. A cette situation, s’ajoute aussi la problématique de l’envasement liée à l’érosion accélérée de l’île. Les boues charriées, notamment durant la saison des pluies, participent à l’envasement du lagon en étouffant, lentement mais sûrement, les coraux.
Concernant la préservation des ressources halieutiques, des travaux scientifiques étudient actuellement les stocks exploités par les flottilles de Mayotte. L’objectif affiché est d’améliorer la gestion de ces ressources pour les préserver au mieux tout en continuant à les exploiter de manière soutenable. Un enjeu de taille compte tenu de la présence accrue de thoniers sonner au large de l’île.























