La production agricole réunionnaise est décidément innovante avec notamment le développement des filières thé, vins et spiritueux, ananas, miel, café… Mais il convient aujourd’hui de ne pas oublier l’une des stars du secteur, le chocolat péï… Un sujet de notre partenaire France-Mayotte Matin.
Les fêtes de Pâques sont passées, cela n’empêche pas pour autant de continuer à consommer du chocolat. Il faut bien épuiser les stocks constitués pour l’occasion… D’autant que le chocolat a de nouveau rencontré un franc succès à La Réunion qui depuis quelques années maintenant, s’est lancée dans la production de cacao d’exception. Pour l’heure, seulement 700kg de fèves sont produits chaque année à travers la production de 5 producteurs sur les 15 que compte aujourd’hui la filière. En effet, on peut se lancer dans les fèves, il faut néanmoins patienter 5 longues années avant de pouvoir les transformer. En attendant, les quantités ne sont pas encore suffisantes pour alimenter les chocolatiers de l’île, les producteurs se limitent ainsi aujourd’hui aux essais et ils sont concluants. Les premiers résultats des études réalisées par le Cirad qui accompagnent les acteurs de la filière confirment que les conditions techniques sont bonnes pour la culture.
La Réunion est donc une terre propice à la culture de cacao et au fil des ans, les parcelles de terres se multiplient avec plusieurs tonnes de fèves produites attendues d’ici 10 ans, le tout en opérant le choix de la diversification des variétés pour éviter les problèmes, les maladies. Quelques milliers de tablettes avaient pu être commercialisées en décembre dernier, encore quelques autres avec Pâques, ce qui reste bien insuffisant pour satisfaire la demande. Le chocolat réunionnais reste donc cher, mais sans conteste, il constitue une filière d’avenir…
Samuel Boscher pour France-Mayotte Matin























