Un climat des affaires bien orientée au 3ème trimestre 2022 pour les entreprises ultramarines, selon l'IEDOM

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Un climat des affaires bien orientée au 3ème trimestre 2022 pour les entreprises ultramarines, selon l'IEDOM

A l'aube de la nouvelle année 2023, l'IEDOM-IEOM a interrogé les chefs d'entreprises ultramarins sur le climat des affaires en Outre-mer sur le 3ème trimestre 2022. Selon les premiers résultats : la conjoncture affiche une belle embellie malgré sur chacun des territoires malgré le contexte inflationniste.

 

« À l’exception de la Guyane qui se situe un peu en retrait, les indicateurs du climat d'affaires s’établissent à environ 10 points au-dessus de leur moyenne de long terme. Non seulement les ICA ultramarins se situent dans une zone favorable, mais ils progressent de façon significative dans un certain nombre de territoires comme la Guyane, la Guadeloupe ou Mayotte», publie l'IEDOM-IEOM dans sa dernière note. De manière détaillée, ce sont les secteurs des services marchands et du tourisme qui connait un retour progressif à la normale après la crise sanitaire. Le BTP est en revanche freiné par les difficultés d’approvisionnement et les hausses des prix des matériaux de construction. Une activité dynamique qui marque aussi la progression des effectifs même si « Des difficultés de recrutement par manque de main d’œuvre sont même parfois rapportées dans certains secteurs (tourisme, BTP)», précise l'IEDOM. Les intentions d’investissement des chefs d’entreprise interrogés sont également favorables, sauf en Guyane qui subit les conséquences d’un sentiment d’insécurité, d’une forte pluviométrie et de l’impact de la guerre russe en Ukraine sur l’activité spatiale. 

Les entreprises ultramarines subissent elles aussi des hausses de charges (en lien avec la hausse des prix de l’énergie et des matières premières et des difficultés d’approvisionnement), mais un nombre important d’entrepreneurs déclarent augmenter leur prix de vente. Cela leur permet de maintenir leur rentabilité et contribue ainsi à la bonne tenue des ICA. Ce constat n’est néanmoins par partagé par tous : les entreprises du BTP peuvent plus difficilement répercuter les hausses des prix des matériaux sur leurs clients en raison de clauses de révision insuffisantes ou inadaptées des marchés signés. 

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Des tensions de trésorerie affectant la liquidité des entreprises 

Des contraintes de liquidité se font néanmoins globalement ressentir et les chefs d’entreprise ultramarins constatent souvent une dégradation de leur trésorerie au troisième trimestre avec des perspectives mal orientées pour la fin d’année. Seule la Guadeloupe et la Polynésie française semblent être épargnées par ce phénomène. 

À ce stade, les tensions exprimées ne se traduisent pas sur les incidents de paiement dans les Outre-mer : le nombre d’incidents de paiement sur effets de commerce est stable voire en léger recul au troisième trimestre dans les territoires ultramarins alors qu’il progresse dans l’ensemble des régions de l’Hexagone. «Cette détérioration ne semble pas résulter d’un allongement des délais de paiement clients, puisque seuls les entrepreneurs martiniquais et mahorais rapportent une telle évolution. Dans les autres territoires, les délais sont stables (Guyane, NouvelleCalédonie) ou ont tendance à se réduire (Guadeloupe, La Réunion, Polynésie française).», ajoute l'IEDOM.