Plusieurs films antillais ou ayant un lien avec les Antilles concourent pour les nominations aux Césars 2026

Plusieurs films antillais ou ayant un lien avec les Antilles concourent pour les nominations aux Césars 2026

« Fanon » de Jean-Claude Barny, « Zion », de Nelson Foix, deux films tournés par des réalisateurs guadeloupéens, « Magma » tourné aux Antilles avec Théo Christine dans le rôle-titre, « Ollie » porté par le même acteur martiniquais, ainsi que « Frantz Fanon », l’autre film consacré au psychiatre et penseur martiniquais, figurent parmi les films éligibles dans plusieurs catégories aux Césars 2026. Une forte présence qui traduit la vitalité du cinéma antillais et de sa filière qui commencent à faire émerger ses talents. 

D’ores et déjà le cinéma antillais peut se targuer d’une bonne figuration dans la première liste des postulants aux Césars 2026 puisque pas moins de cinq films antillais, ou ayant un lien avec les Antilles sont éligibles à la cuvée 2026 des Césars, dont la 51ème cérémonie présidée par l’actrice Camille Cottin avec pour maître de cérémonie Benjamin Lavernhe, s’ouvrira le 27 février prochain.

Au cours de cette cérémonie, 25 Césars seront attribués, dont 24 soumis à vote. On sait déjà à qui sera remis la 25ème statuette puisqu’il s’agit du César d’honneur décerné à l’acteur américain Jim Carrey pour l’ensemble de son œuvre. Ce qu’on ne sait pas en revanche, c’est à quel film et à quels interprètes iront les 24 autres césars qui devront passer par les fourches caudines des membres de l’Académie des Césars, dont le vote pour désigner les nommés a débuté le 6 janvier dernier et dont les résultats seront publiés le 28 janvier prochain. 

« Fanon » et « Zion », deux films qui ont séduit le public 

Parmi les cinq films antillais ou d’obédience antillaise éligibles, on compte d’abord « Fanon » du cinéaste guadeloupéen Jean-Claude Barny. Un film qui explore la vie, l’œuvre et l’héritage laissé par Frantz Fanon, penseur martiniquais et figure majeure de l’anticolonialisme et de l’antiracisme, à travers des images évocatrices et une narration immersive. « Une œuvre ambitieuse » qui a tenté de capturer la pensée complexe et le parcours tumultueux de l’auteur des « Damnésde la terre », psychiatre qui a épousé la cause de l’indépendance algérienne et mort à seulement 36 ans.

Un biopic qui a reçu un très bon accueil auprès du public, en témoignent les près de 250 000 entrées enregistrées depuis sa sortie. « Fanon » concourt dans plusieurs catégories qui en compte 16 pour les longs-Métrages, dont le meilleur film, meilleur scénario original, meilleur acteur et meilleure actrice, meilleur son, meilleur montage, meilleure musique originale.

Ensuite « Zion », premier long-métrage du réalisateur guadeloupéen Nelson Foix. Le film nous plonge, dans une atmosphère mi réaliste, mi onirique, à travers la trajectoire chaotique d’un jeune guadeloupéen, dans la face de moins en moins cachée de la Guadeloupe avec ses corollaires (chômage, échec social, insécurité, violence, drogue…). Un thriller social coproduit par Jamel Debbouze qui a attiré le public puisqu’à ce jour, il atteint Près de 480 000 entrées en salles. « Zion » concourt lui aussi dans plusieurs catégories, dont celles du meilleur premier film, meilleur scénario original et meilleure musique originale.

Une forte présence qui traduit la vitalité du cinéma antillais 

Quant aux trois autres films retenus, il s’agit de « Magma » de Cyprien Vial, tourné en Guadeloupe avec l’acteur martiniquais Théo Christine dans le rôle -titre. « Magma » est un drame qui explore la menace d’une éruption volcanique en Guadeloupe. Un film qui fait référence à la situation qu’a connu la Guadeloupe lors de l’éruption de la Soufrière en 1976. « Magma » est également en lice dans plusieurs catégories. C’est le cas également de « Ollie », d’Antoine Besse avec dans l’un des rôles titres, Théo Christine, tout comme l’autre film consacré au psychiatre et penseur martiniquais intitulé « Frantz Fanon » du réalisateur algérien Abdenour Zahzah. 

Cette forte présence de films antillais ou ayant un lien avec les Antilles dans cette première liste de candidats aux nominations des Césars 2026 traduit la vitalité du cinéma antillais et le dynamisme de la filière, dont les talents commencent à émerger et désormais armé pour livrer sa vision du monde et au monde. Reste qu’il s’agit d’une première étape dans le long chemin qui mène à l’obtention d’un César. Prochain rendez-vous : le 28 janvier, date de la publication des nominations pour les Césars, à l’issue du vote du premier tour. L’on saura à ce moment-là si l’un de ces films a des chances de figurer dans le palmarès des Césars 2026.

E.B.