L’Observatoire Territorial De La Transition Écologique Et Énergétique (OTTEE) a publié son second bilan énergétique du territoire martiniquais, portant sur l’année 2020. Sans surprise, constat est fait d'une forte réduction des émissions de gaz a effet de serre et de la consommation de carburant, dans un contexte de pandémie et de confinement, où seule la consommation électrique reste stable.
L’année 2020 restera marquée par la pandémie et ses conséquences multiples. L’une d’elle, l’importante baisse des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation de carburant, observée à travers le monde. L’OTTEE confirme au niveau territorial, puisque la Martinique enregistre une baisse de la consommation de carburant de 20,3 %. Des données plus marquées dans l’aérien, avec -41,5 % que dans les transports routiers, avec -13 %.
Les émissions de gaz à effets de serre sont logiquement elles aussi à la baisse, avec une réduction de 16 % observée sur l’année. En revanche, la consommation électrique reste stable au niveau du territoire, bien que sous l’effet du confinement, son utilisation est redirigée vers le secteur résidentiel plus que tertiaire. Le bilan paraît positif, « pour autant, l’effet collatéral de la crise sur le plan environnemental risque de n’avoir qu’un effet circonstanciel et temporaire », affirme Serge Letchimy, Président du Conseil exécutif de la Martinique en préambule du rapport de l’OTTEE. Le rapport souligne cependant la tendance du territoire à être de moins en moins dépendant aux énergies fossiles, passée de 95,3% en 2017 à 82,9 % en 2020, notamment grâce au développement des filières éoliennes, solaires et biomasse.
Si la mise en œuvre de la centrale thermique Bagasse-biomasse mise en production en 2018 contribue à réduire la dépendance de la Martinique aux énergies fossiles, le rapport tempère son impact en raison de la nécessité d’import du combustible, expliquant « la faible diminution de la dépendance du territoire aux énergies importées ». Le rapport rappelle également la progression de la part des énergies renouvelables dans la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), passé de 6,2 % en 2015 à 23,1 % en 2020, affichant un objectif ambitieux : atteindre 55,6 % à l’horizon 2023.
Damien Chaillot























