Denis Girou, directeur général de l’Établissement Public Foncier et d’Aménagement de la Guyane (EPFAG), et Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires, ont signé une convention visant à financer une étude destinée à préfigurer un opérateur de compensation écologique et carbone adapté aux spécificités de la Guyane. Cette initiative s’inscrit dans une démarche multi-partenariale visant à répondre aux enjeux liés au développement urbain, à la croissance démographique et à la protection de l’environnement.
La Guyane abrite une biodiversité parmi les plus riches au monde. Celle-ci est toutefois confrontée à plusieurs menaces, notamment le changement climatique et les pressions liées aux activités humaines. L’orpaillage illégal contribue à la déforestation et à la pollution des cours d’eau. Par ailleurs, la croissance démographique rapide entraîne une augmentation de la demande en logements, accompagnée du développement de constructions illégales.
Dans ce contexte, les dispositifs existants, en particulier la mise en œuvre de la séquence « Éviter-Réduire-Compenser », apparaissent difficiles à adapter aux réalités du territoire. Cette difficulté est accentuée par l’absence d’un opérateur de compensation écologique en Guyane.
Afin de répondre à ces enjeux, l’EPFAG a identifié la nécessité de structurer une approche reposant sur plusieurs axes. Il s’agit d’établir un diagnostic partagé des besoins en matière de compensation écologique, notamment en termes de biodiversité, de carbone et de renaturation, en concertation avec les acteurs locaux. L’objectif est également de définir des solutions adaptées aux spécificités du territoire à travers l’élaboration d’une « boussole écologique », prenant en compte le climat, la biodiversité, la qualité de l’eau et l’artificialisation des sols. Enfin, l’étude devra proposer un modèle juridique et économique permettant la création d’un opérateur de compensation viable.
Cette étude est cofinancée par la Banque des Territoires à hauteur de 50 %, et le marché a été attribué à CDC Biodiversité. Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires, déclare : « Les territoires ultramarins représentent plus de 80 % de la biodiversité française. C’est à la fois une opportunité et un défi pour la Guyane de préserver cette faune et flore unique. La Banque des territoires accompagne des projets et modèles innovants capables de répondre aux spécificités écologiques de ce territoire situé au niveau du plateau des Guyanes en Amazonie ».
Denis Girou, directeur général de l’EPFAG, ajoute : « Le développement durable de la Guyane impose de répondre aux besoins d’équipements de la population, majoritairement jeune, de la Guyane. Il impose aussi de pouvoir répondre concrètement aux exigences de préservation des ressources des générations futures. Dans ce contexte, l’utilité d’un opérateur de compensation écologique est indiscutable. Avec ses rôles d’aménageur, d’opérateur foncier mais également propriétaire de foncier naturel à forte valeur écologique, l’EPFAG, aux côtés de la Banque des Territoires s’engage pour faciliter concrètement les projets légaux en Guyane ».





















