La Guyane connaît un haut taux de crimes et de violence. Face à des violences en constante hausse, de nombreuses mesures ont été mises en place. Une nouvelle étape dans la lutte contre la délinquance était actée ce lundi 20 septembre par la signature d'un plan départemental de la prévention de la délinquance.
Les services de l'Etat, les Collectivités locales, ainsi que le procureur, tous signataires de ce plan de prévention de la délinquance acté sur 3 ans. La Guyane connaît une hausse constante des homicides, vols avec violences, ou encore des violences intra-familiales.
La convention, signée ce lundi 20 septembre par Thierry Queffelec, Préfet de Guyane, Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), et Samuel Finielz, Procureur de la République de Cayenne, veut mettre en place un projet de lutte et de prévention pour les 3 prochaines années afin d'endiguer ce fléau.
Thierry Queffelec, Préfet de Guyane au micro de nos confrères de Guyane la1ere : «Il n'y a pas d'enveloppe, ce sont des fonds qui vont être projetés (…) c'est une notion de projet, de dire “j'ai l'intention de...", ça correspond à la modernité du travail sur la délinquance, à partir de là, on finance».
Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) : «L'Etat a sa partition à jouer, mais les élus que nous sommes, des communes, des EPCI, nous avons aussi cette responsabilité de nous organiser notamment à travers les contrats locaux de lutte et de prévention de la délinquance, pour faire que dans le cadre de ce partenariat élargi, on puisse regarder dans une direction commune, en ne mettant pas de côté les familles et les associations, parce qu'on sait très bien que le premier stade où doit commencer le travail de lutte contre la délinquance, contre les comportement d'incivilité, c'est bien le cercle familial».
Samuel Finielz, Procureur de la République de Cayenne, interviewé au sujet des types de violences que connaît le territoire et des mesures déjà mises en place, rappelait : «Les citoyens en Guyane sont confrontés à des formes graves de délinquance. La première chose, ce sont les violences intra-familiales, qu'elles concernent les mineurs, les femmes aussi. On a également énormément de vol à main armé, des vols avec violence».
Concernant les solutions mises en œuvre, il poursuit : «Le ministère de la Justice avait octroyé 510.000 euros de subvention, pour qu'on crée une annexe de l'unité médico-judiciaire de Cayenne à Saint-Laurent-du-Maroni, donc on a une structure qui va pouvoir être créée dans l'Ouest Guyanais qui va pouvoir permettre une meilleure prise en charge des victimes de toute forme de violence. Et puis un autre sujet sur lequel on est en avance, c'est la prise en charge des victimes de violences conjugales, puisque la convention sur le bracelet anti rapprochements a été signée, on a aujourd'hui un bracelet anti rapprochement qui a été attribué. On a 24 "téléphones grands-dangers", dont une quinzaine attribués à des femmes victimes de violence conjugales».
Damien CHAILLOT























