L’Établissement Public de Coopération Culturelle et Environnementale (EPCCE), dont la création a été actée en novembre dernier et l’équipe de travail mise en place en début d’année, sera bien dirigé, conformément à la demande du Grand Conseil Coutumier des populations bushinengués et amérindiennes, par une majorité autochtone. La convention a été signée ce jeudi 10 mars 2022 avec la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG).
Il s’agissait d’une demande importante de la part du Grand Conseil Coutumier des populations bushinengués et amérindiennes, souhaitant que l’organisme en charge des 400.000 hectares de terre, promis par l’État aux peuples autochtones dans le cadre des accords de Guyane de 2017.
Cet organisme dédié, l’EPCCE, dont la création a été actée en novembre 2021, sera bien dirigé par une majorité autochtone, une démarche validée ce jour par la signature d’une convention avec la CTG.
Sylvio Van Der Pjil, Président du Grand Conseil Coutumier des populations bushinengués et amérindiennes, était au micro de nos confrères de Guyane la 1ère à l’occasion de la signature : « C’est une avancée majeure et c’est même historique, car à ma connaissance, je ne connais pas un tel accord. (...) Ce que nous revendiquions depuis 2017, c’est d’avoir la majorité au sein de la gouvernance, et très vite nous allons nous constituer en groupe de travail, pour définir le règlement intérieur, le statut, évaluer les besoins financiers et logistiques pour l’établissement public qui va gérer les 400.000 hectares ».
La volonté d’une majorité autochtone était une pierre angulaire du projet, selon Sylvio Van Der Pjil, pour qui il n’aurait pas pu en être autrement : « L’objectif recherché, c’était justement de convenir de cet accord politique pour que nous allions la majorité au sein de la gouvernance, parce que sans cela, nous ne verrions pas l’utilité d’avoir un établissement où nous n’aurions pas eu le pouvoir de décision ».
Damien CHAILLOT























