Guyane : Un projet d’évolution statutaire « ficelé » pour septembre 2023

Guyane : Un projet d’évolution statutaire « ficelé » pour septembre 2023

Avant de rejoindre Paris mercredi, le ministre chargé des Outre-mer Jean-François Carenco a participé au Comité de pilotage sur l’évolution statutaire de la Guyane, co-présidé par Gabriel Serville. De quoi fixer les prochaines étapes avant septembre 2023, date à laquelle le territoire présentera un projet prêt au président Emmanuel Macron.

« On a travaillé ensemble sur les engagements réciproques » a expliqué le ministre Jean-François Carenco à l’issue de ce COPIL, durant lequel Gabriel Serville a signé le compte rendu de la réunion qui avait eu lieu avec Gérald Darmanin la 19 octobre dernier à Paris. Elle « visait à expliciter les conditions permettant l’ouverture d’un processus de concertation avec l’État » et à entériner la volonté des élus guyanais à faire évoluer leur statut.

« J’ai reçu leur projet pour la prochaine » a poursuivi le ministre au micro de nos partenaires de Radio Peyi. Il assure « donner une réponse avant fin décembre pour la prochaine étape ». « Tout cela est une construction continue » qui « durera jusqu’en septembre » prochain. Jean-François Carenco évoque déjà une nouvelle réunion du COPIL en janvier puisque les élus guyanais et lui ont convenu de tenir un COPIL par mois.

« Nous demandons l’inscription de la Guyane dans la Constitution comme étant un territoire à statut particulier doté d’autonomie » a rappelé le président de la Collectivité territoriale, Gabriel Serville. « Le président de la République a donné comme date butoir septembre 2023 pour qu’on arrive devant lui avec un projet ficelé qui passe en revue toutes les thématiques et compétences qu’on souhaite partager avec l’État, ou celle qu’on voudrait récupérer », a-t-il ajouté.  

C’est donc avant une méthode qui a été actée pour pouvoir finaliser le projet d’évolution statutaire. Les prochaines réunions doivent traiter de thèmes et sujets divers comme le foncier, l’énergie, l’éducation, l’environnement, l’économie ou encore, l’Europe. Une méthode qui n’est pas sans rappeler les travaux sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. D’après le compte rendu de la réunion du 19 octobre, un point d’étape « au plus haut niveau de l’État » devrait avoir lieu en juin 2023.