Guyane : Le Comité citoyen de la transparence entame son travail de consultation

© Centre hospitalier de Cayenne

Guyane : Le Comité citoyen de la transparence entame son travail de consultation

Ce vendredi 15 octobre se réunissaient sur le campus universitaire les 17 membres du Comité citoyen pour la transparence. L'occasion de présenter leur méthode de travail et les différents entretiens réalisés et à venir a indiqué l'ARS.
 


Contribuer à l'engagement citoyen, à la lutte contre les fausses informations, à l'amélioration des connaissances scientifiques de la population, ou encore aider aux décisions sur les mesures de lutte contre l'épidémie en participant à la Cellule Interministérielle de Crise (CIC), autant de missions dévolues au Comité citoyen de la transparence.
Réunis ce vendredi 15 octobre, les membres, qui se retrouvent chaque semaine, évoquent leur volonté de “ne pas céder à la pression populaire et prendre le temps de comprendre”. Depuis la semaine dernière, le Comité a débuté ses entretiens avec “des gens qui ont des avis différents, mais qu’il nous semble important de consulter”, explique Rosita Pierre-Louis, l'une des membres du groupe.

Parmi les personnalités interrogées la semaine dernière, les Pr Hatem Kallel et Félix Djossou, les Drs Mathilde Boutrou et Nicolas Vignier, Christophe Robert, directeur du centre hospitalier de Cayenne, le Pr Magali Pierre-Demar (CHC) ou encore le Dr Sylviane Pied, du centre d’infectiologie et d’immunologie de Lille. “Il fallait que l’on consulte les sachants”, pour Rosita Pierre-Louis, appuyée par un autre membre du comité, Suzy Palamy : “qui sommes-nous pour préconiser un protocole de soins ? Nous ne sommes pas médecins”.

Si les premiers entretiens se sont concentrés sur le corps médical, les acteurs de l'économie seront aussi au centre des intérêts. Des rencontres sont ainsi prévues avec la directrice générale de l’ARS, des chefs de service, des collectifs, des représentants du personnel, et des chefs d’entreprise, entre-autres.
Sabrina Létard, membre du Comité, résume : “Nous sommes là pour concilier des mondes qui sont, pour l’instant, en opposition. Notre objectif, c’est de comprendre pourquoi des choses marchent, d’autres pas, pourquoi la population est réfractaire à se faire vacciner, mais nous n’avons pas pour objectif de pousser la population à se faire vacciner. Il y a des informations qui circulent, qui vont à l’encontre de ce que disent les autorités. L’objectif, c’est de dire ce qui est vrai ou pas”.

Afin de faire le point sur l'avancée de leurs travaux, le Comité s'exprimera tous les quinze jours, soit par des conférences de presse, soit par des communiqués de presse qui seront diffusés sur les réseaux sociaux.

 


 

Damien CHAILLOT