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Guyane : Des cas de la forme la plus grave du paludisme, détectés à Matoury, des actions de prévention mises en place
© Institut Pasteur

Depuis le début du mois de juin 2023, 5 cas de paludisme falciparum, la variante la plus dangereuse du paludisme, ont été diagnostiqué à Matoury, dans un rayon de 1 kilomètre sur la RN2. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance pour éviter au maximum les piqûres de moustique, et l’Unité de Maladies Infectieuses et Tropicales (UMIT) propose aux personnes susceptibles d’être infectées de venir effectuer un dépistage.



Opération de dépistage actif lancé dès la semaine prochaine, afin d’endiguer un potentiel phénomène de contaminations au paludisme falciparum, la forme la plus grave et la plus dangereuse de l’infection, transmise pas les piqûres de moustiques Anopheles.
Depuis le début du mois de juin, les autorités sanitaires dénombrent d’ores et déjà 5 cas avérés, dont deux patients en réanimation.

Cette forme de paludisme, particulièrement dangereuse et dont le taux de mortalité est le plus élevé, doit être traité rapidement, rappelle le Professeur Loïc Epelboin, infectiologue au sein de l’UMIT, au micro de nos partenaires de Guyane la 1ère : « Le paludisme falciparum, il se traduit par de la fièvre, des maux de tête, frissons, vomissements, diarrhées, et puis, si on le laisse traîner, il peut provoquer des atteintes relativement graves au niveau du cerveau, c’est ce qu’on appelle le neuropaludisme, puis les reins, le sang, etc. Et c’est ça qui nous inquiète ».

Afin de faire face à la situation, plusieurs actions seront menées la semaine prochaine.
Lundi 3 et mardi 4 juillet, les équipes de la Croix-Rouge, de l’association Daac et de la mairie de Matoury effectueront des maraudes pour informer les riverains, et de nouvelles maraudes seront organisées la semaine suivante, pour les habitants de Sainte-Rose de Lima et de Paramana.

Mercredi 5 et jeudi 6 juillet, la Croix-Rouge, l’Unité des maladies infectieuses et tropicales (UMIT) de l’hôpital de Cayenne et l’Institut Pasteur de Guyane mèneront une recherche active de cas, sur la RN2 auprès de toutes les personnes habitant dans un rayon de 500 mètres autour des cinq patients connus, qui seront alors invitées à se faire dépister au sein de postes avancés qui seront mis en place par la Croix-Rouge.

En attendant, il est recommandé aux personnes vivant dans le secteur de tout mettre en œuvre pour éviter les piqûres de moustique, en utilisant des vêtements longs, en ayant recours aux répulsifs et aux moustiquaires, particulièrement pendant la nuit.


 

Damien CHAILLOT