Etat et régions promettent un "nouveau partenariat"

© Facebook Olivier Dussopt

Etat et régions promettent un "nouveau partenariat"

Etat et régions se sont engagés, lors d'une réunion mercredi autour d'Elisabeth Borne, dans un "nouveau partenariat" visant à apporter des "réponses concrètes" aux Français pour parvenir au "plein emploi", intégrer la "transition écologique" ou investir dans des moyens de transport "propres".

 


"Réunis ce jour à l'hôtel Matignon, la Première ministre et les présidentes et présidents de région de l'Hexagone et des Outre-mer ont décidé d'engager un travail visant à jeter les bases d'un nouveau partenariat avec l'ambition de donner à leurs travaux une dimension opérationnelle plus marquée", écrivent dans une déclaration commune Mme Borne et l'association des Régions de France.

Etat et régions s'engagent sur quatre chantiers prioritaires: le plein emploi, pour notamment "améliorer ensemble le pilotage de l'offre de formation professionnelle et du service public de l'emploi", la transition écologique, afin que la "planification écologique" soit "territorialisée".
Ils conviennent ainsi de travailler avec les maires, les intercommunalités, les départements sur "la sobriété foncière, la préservation de la biodiversité, l'accompagnement des nouveaux modes de vie, la décarbonation et l'adaptation aux conséquences du changement climatique".
Les mobilités feront elles "l'objet d'un programme d'investissement conjoint" pluriannuel, notamment dans le "ferroviaire, colonne vertébrale d'une mobilité propre", tandis que pour la reconstruction économique et industrielle et la "réindustrialisation" du pays, il s'agira d'une mise en oeuvre "territorialisée" du plan d'investissements "France 2030".


Pour les Outre-mer, l'Etat "engagera prochainement le dialogue", tandis que des discussions doivent débuter jeudi sur la Corse. Il s'agit d'apporter "des réponses concrètes aux besoins des Français" en s'inspirant de "ce qui est fait de bien sur le terrain" et des "expérimentations" qui pourront conduire à des "formes de différenciation" selon les territoires, suivant "un principe de pragmatisme et de souplesse" visant "l'efficacité". Mais pour "co-construire (ces) solutions", "le dialogue doit être permanent", soulignent les deux parties, qui avaient connu des relations tendues quand Edouard Philippe était à Matignon, de 2017 à 2020.

Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane, a axé son intervention autour de l’Appel de Fort-de-France et des résolutions du dernier Congrès des Élus. Le Président Gabriel Serville a insisté auprès de la Première ministre Elisabeth Borne sur la nécessite urgente pour le Gouvernement d’apporter une réponse à la lettre de saisine transmise à l’issue du dernier Congrès des Élus de Guyane

De son côté, Serge Letchimy précise qu'ils ont « souhaité alerter la Première ministre sur les situations très difficiles sur le plan local notamment en matière de vie chère et d’attentes fortes sur les dossiers comme la lutte contre les sargasses et la circulation des armes». Le Président Letchimy a annoncé qu’il souhaitait travailler avec l’Etat afin d’ouvrir des opportunités nouvelles en matière de droit à l’initiative sur le plan local et qu’il se tenait prêt à engager les discussions avec l’Etat dès la rentrée sur la base des différents points à l’ordre du jour du Congrès des élus de Martinique.

En amont de cette rencontre avec la Première Ministre Elisabeth Borne, les Présidents des régions d'Outre-mer se sont réunis à l’antenne de la Région Réunion. Ils ont unanimement partagé leurs vives inquiétudes face aux urgences de nos territoires en matière d’insécurité, de santé, de cohésion sociale, de manque d’infrastructures, de chômage, de formation, etc.

Une nouvelle réunion plénière d'ici la fin de l'année

L'avancée des travaux "sera examinée lors d'une nouvelle réunion plénière d'ici la fin de l'année", selon la déclaration. "Aujourd'hui, nous avons posé les fondements d'un travail en commun. C'est un premier acte pour donner une nouvelle place aux collectivités et aux élus", a souligné dans un communiqué séparé la Première ministre, qui participera au congrès des régions le 16 septembre à Vichy (Allier).

"Nous voulons être les régions des solutions" et "nous avons senti une vraie écoute", a déclaré la présidente de Régions de France, Carole Delga (Occitanie, PS) à l'AFP à l'issue de la réunion, qui a duré plus de deux heures. "Les présidentes et présidents de région (...) veulent la réussite du pays face" notamment "à un message démocratique qui nous a été envoyé de façon très forte" aux législatives, où le gouvernement a perdu sa majorité absolue, a-t-elle ajouté.
Renaud Muselier (Provence-Alpes-Côte d'Azur, ex-LR) a lui salué une "très grosse écoute, très grosse attention, des propositions claires et précises".
 

 Avec AFP