Le lundi 7 février 2022, le Sénat, en salle Médicis, a accueilli le colloque « L’Outre-mer veut sortir la tête de l’eau” porté par le think-tank Métamorphoses Outremers en partenariat avec Outremers360. En lien avec de nombreux partenaires, le think tank a voulu mieux faire connaître la réalité de l’outre-mer sur la question de l’accès à l’eau. Ce colloque a réuni en présentiel et à distance des élus, chercheurs, personnalités et associations pour porter la voix de ces territoires en préface du 9e Forum Mondial de l’eau qui aura lieu du 21 au 26 mars à Dakar.
Retour sur Olivier Serva, député de la Guadeloupe et Olivier Thibault, Directeur de l’eau et de la biodiversité au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.
Le 20 Juillet dernier, cinq rapporteurs des Nations unies ont alerté l’État français sur les coupures d’eau répétées en période de sécheresse à Mayotte et en Guadeloupe, relevant ainsi le non-respect des droits humains à l’eau potable pour la population et leurs droits à la santé. Les offices de l’eau départementales n’ont pas la puissance financière des agences de l’eau dans l'hexagone et la situation guadeloupéenne illustre la difficulté à sortir d’un héritage que personne ne semble vouloir assumer. L'État a signé 29 contrats de progrès et se heurte au bouclage du 30ème, le Plan Eau DOM Guadeloupe. Pour le Député Olivier Serva, député de la Guadeloupe également et président de la délégation aux outre-mer à l’Assemblée nationale, il s’agit d’une question de financement des opérations.
Si pour les politiques l’État serait responsable d’un financement insuffisant, pour Olivier Thibault Directeur de l’eau et de la biodiversité au Ministère de la transition écologique il s’agit d’une question de gouvernance, car l’argent ne manque pas : 5 millions ayant été débloqués en ingénierie, 160 en investissement et 280 en prêt.
C’est lui qui a la charge de mener à bien le Plan Eau DOM. Dans le cadre de ce Plan, les contrats de progrès des municipalités devaient être bouclés avant le 31 décembre 2018. Non seulement les délais s’allongent mais comme les crédits d’investissement sont bloqués, les situations locales s’aggravent. Le Plan Eau DOM est censé accompagner sur une durée de dix ans les collectivités dans l’amélioration du service rendu aux usagers.























