Coopération régionale : Au Suriname, le président de la CTG souhaite un renforcement conjoint des mesures autour de la sécurité

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Coopération régionale : Au Suriname, le président de la CTG souhaite un renforcement conjoint des mesures autour de la sécurité

La « Conférence de Haut Niveau sur la sécurité au Suriname » s’est tenue ce jeudi 21 avril 2022, en présence de représentants de pays voisins et d’institutions, afin d’évoquer les problématiques de sécurité régionales, dans une volonté de travail commun.Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) y était présent.
 


Pour Chandrikapersad Santokhi, président de la République du Suriname, cette conférence était l’occasion d’aborder une mutualisation des connaissances et des méthodes, afin de renforcer le travail de sécurité face à des problématiques communes aux différents Etats de la région : « Je remercie chacune des délégations pour leur participation à cette conférence dédiée à la sécurité. Les expériences partagées par chaque pays présent aujourd’hui nous permettront de travailler ensemble à la résolution des problèmes communs que nous rencontrons tous sur nos territoires ».

Lutter de concert face aux problématiques sécuritaires régionales, telle était la volonté affichée par tous les participants, Gabriel Serville, président de la CTG, n’y faisant pas exception : « Nous avons une histoire et une géographie communes. Nous partageons des intérêts économiques et sociaux communs. Nous adhérons à des valeurs communes et nous faisons face aux mêmes périls. Comment dès lors ne pas affirmer des positions semblables face aux trafics à l’échelle internationale, et en tout premier lieu face au trafic de stupéfiants, menace existentielle contre notre jeunesse et notre équilibre socioéconomique ? Comment ne pas chercher à renforcer notre coopération sur la maîtrise des phénomènes migratoires et sur les contrôles de nos frontières, y compris dans l’espace maritime ? ».

Le président de la CTG milite pour des réponses rapides dans certains domaines clé, notamment celui de la pêche illégale : « J’espère aussi que nous sortirons de nos échanges d’aujourd’hui et de demain, avec des réponses concrètes à apporter aux artisans pêcheurs qui font face à des exploitations abusives et illégales de nos espaces maritimes. Les eaux qui baignent le plateau des Guyanes sont riches. Mais il est important de défendre la pérennité de cette ressource et de l’exploiter de manière durable, en songeant aux intérêts des générations futures ».

Les sujets abordés en commun, autour d’ateliers dédiés, furent les questions de Trafic de drogue, commerce illégal et trafic d’armes à feu, blanchiment d’argent et corruption, mais aussi de migration, de gestion des frontières et de sécurité maritime, et enfin, de cybersécurité, cybercriminalité et cyberdéfense.

Pour les participants, il s’agit d’encourager et les alliances stratégiques en abordant les défis et les menaces de la criminalité transnationale organisée. Les participants ont insisté sur le danger représenté par l’action de ces réseaux criminels qui compromettent la stabilité, la paix, le développement durable ainsi que la richesse des économies des pays amazoniens et caribéens.
 

Damien CHAILLOT