Logements sociaux vétustes, manque de nouvelles constructions, la situation du logement social en Guyane reste problématique. Face à un besoin important, le groupe « Action Logement Services », en charge de la mise en œuvre de politiques de logement social, intervient sur le territoire guyanais depuis 2020, avec à ce jour 183 millions d’euros d’investissement. Bruno Arcadipane est en Guyane après une mission aux Antilles où il a signé une serie de convention, l'occasion de faire le point ici sur les défis du logement social en Guyane.
La Guyane connaît une situation particulièrement tendue quant aux logements sociaux, grandement insuffisants en nombre pour faire face à l’importante demande. Une problématique d’autant plus prégnante que l’ancien opérateur en charge de ces aménagements, la SA HLM, a été mise en liquidation en 2009 en raison d’une gestion chaotique, laissant la place à la SEMSAMAR. Entre reprise des dossiers et mise en œuvre de nouveaux chantiers, le rythme de construction n’est tout simplement pas suffisant au regard des besoins de la population guyanaise : 12.500 familles sont en attente d’un logement social, alors que le rythme de construction est de 1200 logements par an.
Ainsi, le groupe « Action Logement » intervient depuis 2020, grâce au des financement obtenus via la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC), ponction de 0,45 % de la masse salariale des entreprises de plus de 50 employés, afin de renforcer la capacité en logement social dont le territoire a besoin. Il s’agit de « pouvoir apporter des logements beaucoup plus confortables, mais surtout à loyers raisonnés », explique Bruno Arcadipane, président du groupe Action Logement, au micro de nos confrères de Guyane la 1ère.

Une action menée non sans difficultés, notamment depuis la récente crise européenne en Ukraine, dont les répercussions impactent les prix des matières premières comme des matériaux de construction. « Une vraie difficulté » selon Bruno Arcadipane, après une crise sanitaire « qui n’a pas simplifié les choses ».
Autre problématique, structurelle cette-fois, la complexité liée au foncier « si délicat, si compliqué à obtenir en Guyane ».
Or, l’ensemble du territoire est en demande de nouveaux logements sociaux. « Il faut aller beaucoup plus vite il y a urgence, la population guyanaise est très jeune, et on doit être capable d’apporter des logements à nos jeunes et puis aussi mettre les salariés dans de meilleures conditions, être au plus près des bassins d’emplois, pouvoir avoir des logements qui soient aérés, plus grands, et surtout plus confortable », plaide le président du groupe Action Logement.

Les politiques de constructions de nouveaux logements, interdépendantes dans leurs programmations avec les institutions locales, sont pour le moment insuffisantes, puisqu’il est estimé un besoin de construction de 4.000 logements par an, contre 1200 aujourd’hui.
Damien CHAILLOT























