Une opération renforcée de lutte contre la pêche illégale a été menée en Guyane entre le 23 février et le 29 mars 2026, sous l’autorité du préfet, représentant de l’État en mer. Baptisée « Mokarran », cette intervention visait à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) dans les eaux françaises.
Au cours de cette opération, six navires de pêche illégaux, originaires du Brésil, du Suriname et du Guyana, ont été contrôlés. Les autorités ont saisi près de 11 tonnes de poissons, 111 kilogrammes de vessies natatoires ainsi que 32,7 kilomètres de filets.
Les navires interceptés ont été déroutés vers la cale de destruction de Mana et vers le port du Larivot, avec l’appui des moyens navals des forces armées en Guyane. Ces bâtiments ont été saisis puis détruits en raison de leurs activités illégales. Les quatre capitaines ont été placés en garde à vue par la gendarmerie maritime à leur arrivée, dans le cadre d’une enquête judiciaire.
Sur le plan judiciaire, deux capitaines ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis, tandis que deux autres ont écopé de six mois de prison ferme. L’ensemble des prévenus a également fait l’objet d’une interdiction de séjour sur le territoire français pendant trois ans, ainsi que d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ils ont été transférés en centre de rétention administrative.
L’opération s’inscrit dans un dispositif plus large de surveillance continue des eaux guyanaises. Les services de l’État indiquent maintenir une pression constante contre les activités de pêche illégale, à travers des patrouilles régulières et des opérations ciblées tout au long de l’année.





















