Nouvelle-Calédonie : Le Conseil des mines approuve le changement de contrôle de l’Usine du Sud, ouverture du capital à de nouveaux industriels

Nouvelle-Calédonie : Le Conseil des mines approuve le changement de contrôle de l’Usine du Sud, ouverture du capital à de nouveaux industriels

Sonia Backès, présidente de la Province Sud a annoncé via communiqué l’avis favorable donné par le Conseil des Mines présidé par le Haut-commissaire, réuni ce vendredi 5 février, au projet de délibération de la Province Sud relatif au changement de contrôle de l’Usine de Vale NC. L’ouverture du capital à de nouveaux industriels est actée, dans une volonté de consensus.

Peut-être la voie d’un nouvel axe de discussion dans la problématique toujours vive de la reprise de L’Usine du Sud de Vale NC. Des industriels experts en hydrométallurgie sont appelés à se positionner dans l’optique d’une modification du capital de Prony Resources, intégrant de nouveaux acteurs afin d’obtenir un consensus accepté par tous.
« Lors de ce conseil des Mines, j’ai réitéré mon appel au dialogue pour sortir de l’opposition sur ce sujet devenu exclusivement politique. Afin de permettre le temps du dialogue, de faciliter l’ouverture des discussions et de donner toutes les chances à la recherche d’une solution partagée, qui permettrait le retour au calme, et le redémarrage de l’usine dans des conditions pacifiées, j’ai proposé que l’examen du projet de délibération de l’Assemblée de province ait lieu dans le courant du mois de mars».

Au sujet de l’ouverture du capital, la Présidente de la Province Sud appelle les organes indépendantistes à la table des négociations : «J’invite donc les acteurs indépendantistes intéressés par ce dossier à nous retrouver dès la semaine prochaine pour construire, ensemble, un projet qui assure la sauvegarde des 3 000 emplois et ramène le calme en Nouvelle-Calédonie», conclut la présidente de la province Sud.

Selon les informations de nos confrères des Nouvelles Calédoniennes, les institutions auraient ouvert le dialogue avec des groupes miniers tels que Glencore ou Korea Zinc, qui s’était retiré du projet suite à la flambée de tensions au mois de décembre dernier. Aucune confirmation officielle de cette information n’a pour l’instant été donnée.

Damien CHAILLOT