Nouvelle-Calédonie : L'Ifremer présente Tam-tam, le câble sous-marin intelligent pour surveiller l’activité sismique et les tsunamis

Nouvelle-Calédonie : L'Ifremer présente Tam-tam, le câble sous-marin intelligent pour surveiller l’activité sismique et les tsunamis

L’Ifremer a présenté, ce mercredi 6 mai, le projet de câble sous-marin de télécommunication « Tam-Tam », lancé en début d’année 2026. Le membre du gouvernement chargé de la gestion du parc naturel de la mer de Corail, Jérémie Katidjo Monnier, assistait à cette présentation aux côtés de représentants de plusieurs directions et services gouvernementaux.

Prévu pour une mise en service début 2028, ce câble reliera Lifou aux îles d’Efate, Tanna et Espiritu Santo. Le tracé traversera une zone de subduction considérée comme l’une des plus actives au monde sur le plan sismique, exposée à des risques importants de séismes et de tsunamis.

Lors de cette présentation, le chercheur en géologie Martin Patriat a détaillé les objectifs scientifiques et technologiques du projet. Financé dans le cadre du programme France 2030 à hauteur de 2,146 milliards de Francs CFP (18 millions d’euros), le câble Tam-Tam combinera des fonctions de télécommunication et d’observation scientifique sous-marine.

Le dispositif intégrera plusieurs capteurs, notamment des capteurs de température, de pression et des sismomètres. Ces équipements doivent permettre de détecter des séismes sous-marins, des variations de pression susceptibles d’indiquer un tsunami, ainsi que des mouvements tectoniques. Selon les porteurs du projet, cette technologie dite « Science Monitoring And Reliable Telecommunication » (SMART) constitue une première mondiale pour un câble sous-marin de cette nature.

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Les responsables du projet estiment que ce système pourrait contribuer à améliorer la connaissance de l’environnement marin et des effets du changement climatique grâce à une observation continue des fonds sous-marins. Il pourrait également renforcer les dispositifs d’alerte aux séismes et aux tsunamis, afin d’améliorer la sécurité des populations exposées. Le projet vise également à développer la coopération régionale entre la France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.

Pilotée par l’Ifremer, l’initiative associe plusieurs partenaires publics et privés, dont la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ainsi que la société calédonienne Pacific Peering, spécialisée dans les services de connectivité internationale.