Nouvelle-Calédonie : Les professionnels du tourisme s’alarment

Nouvelle-Calédonie : Les professionnels du tourisme s’alarment

L’intersyndicale des Industries du Tourisme du Transport et de l’Évènementiel qui regroupe notamment les syndicats des agences de tourisme et de voyages, des transporteurs et des hôteliers tire la sonnette d’alarme et en appelle au gouvernement calédonien, qui entend rouvrir les frontières qu’en mars 2021. Un sujet de notre partenaire Actu.nc.

En raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les frontières aériennes de la Nouvelle-Calédonie sont fermées. Il est difficile d’en sortir, encore plus d’y rentrer et plus aucun touriste international n’y est admis. Et lorsque l’on constate la situation en Polynésie qui avait rouvert ses frontières en juillet dernier, on ne peut que penser que cette décision était la bonne. Cette sorte de confinement général sur le Caillou conduit les Calédoniens à découvrir ou redécouvrir les charmes de l’archipel, et jamais le tourisme local ne s’était jamais aussi bien porté.

Les structures de brousse notamment, petites ou grandes, affichent parfois complet et sont prises d’assaut les week-ends, ponts et vacances scolaires. Mais il en va tout autrement des acteurs de la filière tourisme international. Ces derniers se sont donc regroupés en intersyndicale et lancent un appel à l’aide au gouvernement. « La situation économique et sociale s’aggrave de jour en jour, il y a maintenant urgence », écrivent-ils dans un courrier adressé au président de l’institution.

Des mesures d’urgence

Les professionnels, notamment les agences de voyage et les hôteliers de Nouméa, souhaitent « obtenir des garanties de soutien à ce secteur sinistré et éviter que la crise sanitaire ne devienne une crise socio-économique majeure, plaçant ainsi des milliers de famille dans la tourmente ! ». Dans ce contexte, ils demandent la mise en œuvre de mesures comme le chômage partiel, une aide financière du gouvernement, l’exonération des charges sociales et fiscales, le report des crédits, mais aussi la sauvegarde de la promotion internationale que le gouvernement envisage, sinon de supprimer, sinon de réduire drastiquement.

Une inquiétude d’autant plus légitime que le dispositif mis en place par le gouvernement de fermeture des frontières est prévu pour l’instant jusqu’en mars 2021 et qu’au vu de la situation de la pandémie, rien ne dit qu’il ne sera pas prolongé.