Nouvelle-Calédonie : Le sorgho, une piste agricole à l’étude pour l’alimentation animale

© Chambre d'agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie : Le sorgho, une piste agricole à l’étude pour l’alimentation animale

En Nouvelle-Calédonie, des essais autour du sorgho sont en cours, avec l’ambition d’explorer le potentiel de cette céréale non exploitée sur le territoire. Cinquième céréale la plus cultivée dans le monde, le sorgho est reconnu pour sa richesse en fibres et ses nombreux bienfaits, notamment en matière d’alimentation animale. Focus avec le reportage de nos partenaires de CALEDONIA.


Une vingtaine d’acteurs de la filière agricole se sont réunis récemment à la station technique de Port Laguerre, à deux semaines de la récolte des premières parcelles expérimentales. Plantée en décembre 2025, cette culture test arrive à maturité après environ quatre mois, un cycle relativement court qui constitue l’un de ses principaux atouts. Peu exigeante, la plante suscite un intérêt croissant dans un contexte de recherche d’autonomie alimentaire et d’adaptation aux conditions locales.

L’objectif de cette journée était de présenter aux partenaires les avancées du projet de structuration d’une filière sorgho. Au programme : visite de parcelles, explications techniques et réalisation de prélèvements.
Pour les professionnels de l’élevage, les perspectives d’utilisation sont multiples. Florent Robelin, agriculteur et éleveur à Bourail, souligne l’intérêt de cette culture au micro de Caledonia : « Le sorgho peut servir en tant qu’apport nutritif pour les animaux. Il y a deux parties intéressantes : la partie ensilage, où l’on peut récupérer toute la plante et les grains, ou bien se focaliser sur les grains. Ce sont deux options qui peuvent être très importantes pour le développement de l’élevage calédonien ».

Au-delà de l’expérimentation agronomique, les travaux visent également à produire des références techniques et économiques pour les agriculteurs. Chloé Saglibene, ingénieure agronome et membre de l’association Valorga, précise les objectifs du projet :
« L’objectif, c’est d’avoir des données technico-économiques sur différentes filières de production, et après de les transférer via des fiches techniques, vidéos, pour montrer quelle fertilisation organique locale on peut faire, donc la potentielle économie circulaire en Nouvelle-Calédonie, et le transférer vers des données techniques fiables pour les agriculteurs ».

Ces premiers essais doivent permettre d’évaluer la pertinence d’un développement à plus grande échelle du sorgho sur le territoire, en particulier pour répondre aux besoins du secteur de l’élevage.