À Bourail, le musée communal fêtera ses 40 ans en 2026. Installé dans une ancienne bâtisse construite en 1870 par des bagnards, l’établissement constitue aujourd’hui un repère patrimonial de la commune et un lieu de transmission de l’histoire locale. Focus avec le reportage de nos partenaires de CALEDONIA.
À Bourail, le musée communal fêtera ses 40 ans en 2026. Installé dans une ancienne bâtisse construite en 1870 par des bagnards, l’établissement constitue aujourd’hui un repère patrimonial de la commune et un lieu de transmission de l’histoire locale. Focus avec le reportage de nos partenaires de Caledonia.
Le musée est placé sous la responsabilité de Yves Rieu, Calédonien de souche, habitant de Bourail et membre fondateur de l’association Passé de Bourail. À l’origine du projet, une démarche personnelle de collecte et de sauvegarde du patrimoine, comme il l’explique au micro de Caledonia : « J’ai commencé à chercher des poteries anciennes, des pétroglyphes… Et le maire me dit, il faudrait que tu fasses une association. Et une fois cette association constituée, la charge pour nous était de chercher du matériel, des archives… Et puis, plus tard, d’agencer et d’animer le futur musée ».
En juillet 1983, Yves Rieu fonde l’association « Passé de Bourail » avec une poignée d’habitants de la région et des passionnés. Il en devient le président fondateur, à la tête de la première association historique de Bourail. Les démarches s’engagent alors pour structurer le projet muséal et assurer la reconnaissance du site. « On a demandé à monsieur Luc Chevalier, qui était conservateur du musée de Nouméa, des conseils, et il nous a dit qu’il fallait faire une demande de classement. C’est comme cela que le bâtiment a été classé ».
À la suite de ce classement, le bâtiment est remis en état et aménagé afin d’accueillir le public et les collections. Le musée est officiellement inauguré le 6 décembre 1986.
Quarante ans après sa création, l’établissement poursuit l’objectif fixé dès l’origine par ses fondateurs, en lien étroit avec la population locale.
« Mon but, comme tous ceux qui m’ont suivi, c’était de faire que la population s’approprie le musée », conclut Yves Rieu.























