Nouvelle-Calédonie : Le marché du thon toujours en attente d’une reprise

© Pacific Tuna

Nouvelle-Calédonie : Le marché du thon toujours en attente d’une reprise

Après une année marquée par de fortes difficultés, la filière du thon en Nouvelle-Calédonie peine encore à retrouver un niveau d’activité normal. Si les fêtes de fin d’année ont permis à la pêche hauturière de légèrement relancer la dynamique, la situation reste fragile, notamment en raison de l’arrêt des exportations vers le Japon. Focus avec le reportage de nos partenaires de Caledonia.


La fermeture de la liaison aérienne entre le territoire et le Japon a fortement perturbé le marché. Dans les périodes les plus favorables, jusqu’à dix tonnes de thon pouvaient être exportées chaque semaine vers l’archipel nippon. Une capacité aujourd’hui à l’arrêt, faute de solution logistique viable.

Deux sociétés calédoniennes tentaient jusque-là d’exporter vers le Japon. Selon Jessica Bouye, directrice d’exploitation de la société Pacific Tuna, les alternatives testées n’ont pas permis de maintenir une activité régulière au micro de Caledonia : « Il y a deux sociétés qui exportaient au Japon. Les deux ont fait des essais différents, et soit le cout du fret est trop élevé, soit il y a eu des problèmes sur le maintien de la chaîne du froid (…) ce n’était pas faisable d’une manière régulière comme on le faisait avant. Il n’y a pas de solution de remplacement, il y a une partie de la marchandise qu’on arrive à écouler sur le marché local, et puis on a des gros stocks de produits surgelés ».

À ces contraintes logistiques s’ajoute un contexte économique défavorable, tant au niveau local qu’international, qui pèse sur la consommation. « Le marché local est ce qu’il est, il y a des limites, et depuis le mois d’août on sent bien des difficultés, une baisse de la consommation. On a fait de gros efforts, on essaye de faire des économies sur tout ce qu’on peut ».

Malgré ces incertitudes, Pacific Tuna, qui exportait entre 200 et 300 tonnes de thon par an vers le Japon avant l’interruption des liaisons, entend maintenir ses effectifs. L’entreprise poursuit également les échanges avec ses anciens clients japonais, dans l’espoir d’une reprise des exportations vers le pays du Soleil-Levant.