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A travers le collectif l’Après en NC, le monde civil et économique se mobilise pour intégrer la réflexion de la transition économique engagée par le gouvernement. Il vient de restituer au grand public les résultats de sept mois de travail et compte les défendre devant le gouvernement en janvier. Un article de notre partenaire Actu.nc.
Alors que le gouvernement planche sur un plan de transformation de l’économie calédonienne, le monde civil et économique entend bien peser dans la balance. C’est en tout cas l’ambition du collectif l’Après en NC qui vient de restituer à Nouméa, Lifou et Koné les résultats de sept mois de concertation entre société civile et secteur économique. Créé à l’initiative de la FINC, ce collectif a rassemblé 120 personnes autour de thématiques aussi vastes que l’environnement, le numérique, la gouvernance, l’alimentation, l’éducation, la richesse, le nickel, la production locale et la sécurité alimentaire.
« Aujourd’hui nous n’avons plus le choix, nous devons changer notre modèle économique, la société civile nous apporte un nouveau regard et pointe du doigt ce qui ne va pas », reconnaît Yann Lucien, président de la CPME et présent à la restitution organisée à Nouméa. Parmi les pistes avancées, ont émergé des solutions pour mieux guider le consommateur, des pistes de développement de filières de production plus respectueuses de l’environnement ou encore un plan d’urgence pandémie.
Vers une convention citoyenne
« Notre objectif maintenant, c’est de porter ces réflexions, qui dessinent un modèle économique plus résilient et en accord avec ce que veut la société, auprès des institutions », lance le coordinateur du collectif Benjamin Balducci.
Le rendez-vous est pris avec le gouvernement, qui a convenu de rencontrer le collectif en janvier. Des rencontres avec les collectivités sont en cours de discussion. « Nous ne voulons pas d’une seule rencontre, nous souhaitons l’ouverture d’un dialogue sur le long terme, souligne Xavier Benoist, président de la FINC et membre du comité de pilotage du collectif. Pour cela, nous ambitionnons de créer une convention citoyenne qui permettrait de créer du lien et mieux fédérer la société civile sur la construction de ce nouveau modèle de société ».
Les contours d’une convention citoyenne restent à définir. En métropole, la convention citoyenne pour le climat, créée en 2019 par le Conseil économique, social et environnementale a regroupé 150 citoyens tirés au sort parmi la population française avec pour objectif de « définir les mesures structurantes pour parvenir, dans un esprit de justice sociale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990 ». 149 propositions ont été formulées au président de la République française, qui s’est engagé à en soutenir « sans filtre » 146. Sauf que pour l’heure, seules quelque 50 mesures ont bel et bien été reprises, pour partie parfois. Les sujets les plus polémiques sont à l’heure actuelle reportés, voire écartés.
Par Actu.Nc























