Nouvelle-Calédonie : L'A400M, un atout logistique majeur dans l’axe indopacifique

©Préfet de Wallis et Futuna

Nouvelle-Calédonie : L'A400M, un atout logistique majeur dans l’axe indopacifique

Un avion de transport militaire A400M a récemment fait escale en Nouvelle-Calédonie, illustrant le rôle croissant du territoire dans le dispositif logistique français de l’axe indopacifique. Conçu pour opérer sur de longues distances et dans des environnements contraints, cet appareil est appelé à renforcer durablement les capacités de projection dans la région. Focus avec le reportage de nos partenaires de CALEDONIA.

Doté de quatre moteurs développant chacun 11 600 chevaux, l’A400M peut transporter jusqu’à 35 tonnes de fret ou jusqu’à 116 parachutistes, avec une autonomie d’environ 4 800 kilomètres. Ces caractéristiques en font un outil adapté à un théâtre d’opérations marqué par la dispersion géographique des îles, l’éloignement des bases et la nécessité d’intervenir rapidement.

« Avec un CASA, nous mettons 5h30 pour aller jusqu’à Wallis-et-Futuna. Avec un A400M, nous mettons 3h30. On va plus vite et on prend plus de matériel, puisqu’on peut aller jusqu’à entre 30 et 40 tonnes si jamais il y avait une catastrophe naturelle », explique le commandant Alban Genre-Grandpierre, à la tête de la base aérienne 186 de Nouméa, au micro de Caledonia.

Dans ce contexte d’archipels épars et de vastes distances à couvrir, la logistique constitue un enjeu central. L’A400M se distingue également par sa capacité à se poser sur des pistes courtes ou peu équipées. Il est par exemple en mesure d’atterrir sur la piste de Poum, au nord de la Nouvelle-Calédonie, élargissant ainsi les possibilités d’accès à des zones isolées.

Régulièrement déployé lors d’exercices dans la zone Indo-Pacifique, l’appareil est aussi utilisé comme vecteur de coopération régionale. « On gagne beaucoup de temps, beaucoup de réactivité, et ça permet des échanges et des partenariats avec les nations du Pacifique », souligne le commandant de la base aérienne.

Actuellement de passage, l’A400M devrait toutefois s’implanter de manière durable en Nouvelle-Calédonie à l’horizon 2030, renforçant le rôle stratégique du territoire dans les opérations de soutien, de projection et d’assistance humanitaire dans le Pacifique.

En parallèle, l’appareil a effectué une escale à Wallis-et-Futuna ce mardi 27 janvier 2026, dans le cadre d’une mission de courte durée, transportant du fret au profit des services de l’État et du territoire avant de poursuivre vers les Tonga pour une mission d’évacuation sanitaire, puis de rejoindre Nouméa.